Archive pour la catégorie ‘family power’

Des yeux kasher

juillet 30, 2010

Je porte toute la journée la chapka de mon frère Marky Mark, achetée avant qu’il ne passe trois jours sans dormir à Berlin. Marky Mark dit que je suis faite pour porter de la fourrure all the time, même si dans ma chambre de petite fille, j’avais collé des photos de Brigitte Bardot. « Elle n’approuverait pas. », qu’il dit, avant de me demander si je sais ou est le décapsuleur.

Marky Mark me raconte sa soirée de la veille, en buvant une Becks : « Je suis sorti avec Jérémie et un de ses amis. Il m’avait prévenu que son ami était fou depuis qu’il était dans l’armée, mais je pensais qu’il exagérait. » Je dis : « Oh j’adore les soldats. Est-ce qu’il était en uniforme? » Marky Mark me répond qu’il portait ses médailles et un t-shirt avec Israël dessiné dessus : « Il faisait semblant d’être juif et il se trouvait super drôle de demander à des filles saoules si leur gin tonic était kasher. Et les filles le trouvaient con, alors il leur a dit qu’il leur arracherait les yeux et il est allé prévenir la sécurité que les filles étaient trop saoules et qu’elles devraient être kickées out du bar. Après il a continué à dire qu’il allait arracher les yeux à tout le monde toute la soirée. »

Je lui dis que je n’ai pas le rhume et je prends une gorgée de sa bière : « Je veux écouter Glee avec ta chapka sur la tête. Tu veux écouter un épisode avec moi? Ça va t’empêcher de faire des cauchemars de soldat qui retire des yeux au décapsuleur. »

Je suis toujours gentille avec les canards, mais pas avec les mecs louches

juillet 19, 2010

J’ai été assez sociable pendant le weekend, sauf quand je me suis évanouie en jouant aux cartes parce que j’avais trop bu de sangria et de bières à la lime. Ça n’a pas dérangé personne, parce que je suis jolie, évanouie, exposant mes tétons, ma robe glissée jusqu’à mon nombril. Mes nouveaux meilleurs amis sont les canards Albert et Gédéon, une libellule brune, une ex ballerine addict au fer plat, une fille qui gueule à 4h00 am et qui me reconnaît parce que sa mère est abonnée au magazine 7 jours, et les copains de mon frère Philippe, tous super chous.

Sauf le copain faux étudiant en médecine.

J’aime pas le faux étudiant en médecine qui est entré dans ma chambre alors que je regardais mes ongles d’orteils, sous prétexte qu’il cherchait le maquillage de sa chick-de-Laval-qui-pique-de-l’argent-aux-mecs-qu’elle-sert-dans-des-bars-et-qui-parle-de-son-poids-non-stop-en-s’appliquant-du-vernis-à-ongles-pendant-que-le-reste-du-monde-mange-des-hot-dogs.

J’espère être assez subtile right now pour ne plus revoir le faux étudiant en médecine à moins de dix mètres de moi ever.

Mystère souillé dans les Laurentides

juillet 19, 2010

Depuis trois semaines, je me rends au chalet de mes parents tous les weekends. Et depuis trois semaines, il y a les mêmes caleçons de mecs dans le stationnement, accrochés à un arbre. Je veux savoir à qui ils appartiennent. (Et je veux que le voisin qui a un pit-bull, un labrador et un teckel vienne plus souvent.)

Future adoption: un huard ou un joueur de soccer

juillet 5, 2010

En bateau avec mon papa, je commence à gueuler comme une malade en voyant, entre les deux huards du lac, un bébé huard. Mon papa pense qu’un enfant est en train de se noyer ou whatever. Il comprend après trente secondes que je parle d’un oiseau. Il m’en veut pendant trente secondes. Il me demande de me calmer, parce que je continue de gueuler en pointant le lac: « Il y a un bébé! Il y a un bébé! ». Mais après on regarde les huards et le bébé huard longtemps-longtemps et on tente d’imiter leurs cris.

(Photo prise quand les huards s’en vont et que je suis total trop navrée de leur départ pour prendre une photo plus jolie. On voit le bateau de mes voisins, beaucoup d’arbres, et deux taches noires sur le lac. Les deux taches noires sont maman huard et papa huard.)

Grosseur cantaloups

juillet 5, 2010

Mon petit frère Philippe a refusé de me photographier à l’épicerie, avec des cantaloups sur mes seins. Un monsieur moustachu avait l’air presque intéressé, mais je ne lui ai pas demandé: il avait du coke même pas diète dans son panier. Eeeeeew.

Mon frère est un artiste méconnu

juin 27, 2010

Pendant que moi je chantais la chanson de Eminem et Rihanna, just gonna stand there and watch me burn, well that’s all right because I like the way it hurts, just gonna stand here and hear me cry, well that’s alright because I love the way you lie, mon petit frère Philippe a fait une oeuvre d’art sadomasochiste très euh originale.

Mes parents ont beaucoup apprécié.

Hamburgers pour rats et feux d’artifices

juin 27, 2010

Le 24 juin, vers vingt-deux heures, total troublée parce que je ne retrouve pas mes mini shorts en jeans préférés, je décide de rejoindre en compagnie d’Alexandre Le Grand mon petit frère Philippe au chalet des parents. Il y est déjà avec deux copains, Khéphren et Jean-Michel.

Déjà total intoxiqués, les mecs nous accueillent en nous montrant une vidéo d’eux en train de lancer des feux d’artifices sur la route, terrorisant tous les autres automobilistes. Je remarque les rénovations que mes parents ont faites dans la cuisine. Il n’y a plus de tapisserie, les murs sont blanc oeufs cassés. Jean-Michel donne un coup dans un des murs : « Ils auraient dû le détruire celui-là. Un shi-tsu a plus de raisons de vivre que ce mur-là. » Il commence à manger des croustilles à l’aneth, heureux de trouver aute chose que la bouffe sans sel et sans sucre que mes parents avalent avant de faire 90 kilomètres en bicyclette, tous les weekends.

Je vais sur le quai, dehors, sans cardigan, je frissonne. Les mecs me suivent. Philippe m’avertit que Jean-Michel a décidé de faire des hamburgers : « Quand il boit, il cuisine trop, l’autre jour je me suis réveillé, et il y avait des hot-dogs tout secs partout dans la cuisine, il avait même mis des saucisses dans des pains pita. » Khéphren est à côté de Jean-Michel, il se moque des boulettes de steak sur le barbecue : « C’est des hamburgers pour rats que tu fais? » Il se retourne vers Alexandre Le Grand et il commence à divaguer grave : « C’est comme dans le film avec l’acteur, là, ça se passe dans des égoûts, et il y a des rats dans les égoûts, et de la bouffe, et il y a un acteur avec une face là, man, tu sais de quel film je parle, c’était bon, c’est quoi le nom de l’acteur, ça se passe dans des égoûts, c’est un super héros qui va dans des égoûts avec des rats. »

Je m’en veux de bailler, je cherche une Red Bull sugarfree au chalet, et je ramène des bières pour les mecs. Philippe dit qu’il est en manque, il a envie de se commander une Russe via un site de mariages arrangés. Les mecs parlent contre les filles, toutes des salopes, bonnes qu’à sucer. Je me sens même pas provoquée, je sais qu’ils ont des dizaines de bières dans le corps, et que Khéphren vient de laisser sa brunette jalouse, mais quand Alexandre Le Grand dit qu’ils devraient profiter de moi et de mes trous all night long, je dis: « Fuck you, j’ai un bon avocat.» Jean-Michel s’endort doucement, Khéphren crache dans un condom et va le déposer sur le cul de Jean-Michel, en rigolant, il prend un million de photos et il crie : « C’est Sylvester Stallone, l’acteur, ostie! »

Mon papa sait comment faire couler un pédalo et me rendre heureuse

juin 21, 2010

 

Mon papa a parcouru une vingtaine de kilomètres en bicyclette aujourd’hui, fait couler un pédalo, repêché un pédalo, et gagné deux parties de tennis contre mes petits frères. J’ai réussi à le rejoindre seulement en fin de soirée, afin de lui souhaiter une belle fête des pères et lui dire je t’aime au téléphone. Il en a profité pour me parler du décès d’un monsieur à la résidence de mon grand-père, il faisait de l’Alzheimer et depuis deux ans, il était dans une phase plutôt violente, frappant les gens au hasard. Il m’a aussi parlé des chats errants dans le quartier, j’adore quand il me parle des chats errants, il m’a appris que Quéteux avait été adopté, que Dita Von Teese continuait à faire ses besoins dans le jardin de fleurs de ma maman et que Tempête était entré dans la maison, pendant le weekend, affolant les deux chats peureux de mes parents.

(La photo montre Minus et Holden Caulfield vérifiant bien la fuite de Tempête dans la nature. Et Holden Caulfield n’est pas gros; il est juste très poilu.)

Quand j’étais petite, mon papa me laissait empiler dans mon lit des peluches presque jusqu’au plafond de ma chambre, et il me bordait, en me racontant parfois des histoires sur les lapins, la chèvre et les chiens qu’il avait eus, enfant. Ma maman m’empruntait des livres à la bibliothèque de Repentigny, et elle les racontait parfaitement bien, avec sa voix d’institutrice bienveillante. Mon papa, lui, me répétait neuf-dix fois par mois les mêmes souvenirs, et j’en étais toujours très heureuse, je crois.

Les couleurs de la France me vont bien

juin 14, 2010

Pour le premier match de la France à la Coupe du Monde de soccer, je rejoins mon petit frère Marky Mark à une station de métro. Je ne le trouve pas, je traverse la rue, je me rends dans un stationnement, je tchecke pour voir si je vois sa face de nouveau surfeur dans une vitre d’auto, les mecs me regardent bizarrement, leurs blondes encore plus.

Un mec en bicyclette me tourne autour : « Ça te tente pas de me sucer pour vingt dollars? » Je dis non, il revient trente secondes plus tard, me chuchote des trucs que j’entends mal. Je regarde les poils de sa moustache pas propre : « Si je suis habillée comme ça, c’est parce que je vais encourager la France, pas parce que je trouve ça cool de faire le trottoir habillée en bas rouges, en sandales blanches et en t-shirt trop serré. » Je vois mon frère, je gueule son nom et je fais des gros gestes avec mes mains, genre sauve-moi, sauve-moi, et le mec qui osait penser que je suçais que pour vingt dollars est parti.

Dans le métro, des étudiants à peine pubères, en costume de collège privé, changent de place, pour s’asseoir devant moi, espérant que je décroise les jambes, pour vérifier si mon mini short American Apparel montre mon absence de poil pubien. Marky Mark me raconte qu’il ne s’est pas fait de putes à Amsterdam, parce que personne de son groupe d’étudiants étrangers étaient du style à reluquer les seins de filles-à-payer, mais il me parle de fêtes total trash à Berlin. Je lui demande si j’ai l’air pute, et il me dit: « Mais non, tu fais juste originale, mais je suis content que tu sois pas toute seule dans le métro. » Je lui fais un câlin.

Dans la rue, je me plains du talon de mes sandales, je veux prendre un taxi, mais mon frère me calme et me dit d’arrêter de faire ma diva. Nous nous rendons au Peel Pub, je demande à mon frère si mes cheveux sont jolis. Il me dit que oui, il passe la main dedans : « Ceux de la libanaise à grosse bouche, à la table, sont plus beaux. » Il prend une pinte de blonde. Je lui demande quelle nationalité il s’est tapé, pendant son séjour de six mois en France. Il me dit qu’il a commencé dès le premier soir avec une Française, puis après il a trop bu pour se souvenir de tout, mais il me dit que les Italiennes étaient poilues et qu’il s’est fait crosser par une Américaine dans l’avion.

Je regarde un peu le match, et mes ongles, je trouve super sexy un joueur de soccer aux cheveux châtains longs. Je me lève pour me rendre à la salle de bain, pour voir si je peux me permettre de bouffer des rondelles d’oignons, malgré mon t-shirt trop moulant. J’entends des mecs applaudir quand je marche, j’adore les amateurs de sportifs et de petits culs, je me promets de me rendre aux toilettes dix fois au moins pendant le match.

France-Uruguay-Italie

juin 12, 2010

Pour le match de soccer France -Uruguay (vous me connaissez, j’aime tout le monde mais j’encourage surtout les Français, ils sont trop yummy), j’ai invité mon petit frère Marky Mark à venir me rejoindre à Montréal. Nous avons marché des kilomètres, moi en sandales à talons hauts, et lui euh, avec une Lucky Strike à la bouche, jusqu’au Peel Pub, pour voir la craque de fesses d’un Italien, et un match nul.