Archive pour la catégorie ‘copines extras’

Les fesses écrasées dans un stationnement

juin 24, 2011

Lundi après-midi, je me suis promenée avec Evelyne Lessard, une photographe coquette, dans le Vieux-Montréal. Elle désirait me prendre en photo, pour ne pas me voir photographiée avec des oursons ou whatever, à la Studio Magenta. Elle voulait montrer qu’une femme enceinte est plus qu’une future maman : une femme enceinte est aussi sexy, fashion, le vent dans les cheveux, ou les fesses écrasées dans un stationnement.

Pour suivre Evelyne sur Twitter, super divertissante et amusante : http://twitter.com/#!/_MrsScarlett

Pour admirer son oeuvre: http://www.facebook.com/#!/pages/evy-photographie/313539369587

Discuter petites culottes derrière un mec qui imite un métronome

juin 3, 2011

Avant que je n’aie rejoindre ma copine Misha au métro Laurier, avant qu’elle ne me parle de vidéos d’accouchement sous l’eau, avant que je ne lui parle de mon mec qui kicke des boites de teinture dans un Jean Coutu quand il est saoul, avant que nous prenions dans nos bras un mouton obèse chez Farfelu, avant que nous nous demandions si un poisson était mort à l’animalerie Paul, avant que je bouffe de la pizza et elle de la salade derrière un mec qui imitait un métronome pour le plaisir de sa first date, mon mec m’a écrit :

« Mesurez vos seins, pleasssssssssse!!! »

J’ai lu trop tard son courriel pour le faire. Mais nous avons parlé de seins, des miens et de ceux qu’elle voit tous les jours au gym. Oh et Misha voit aussi des tas de filles en petites culottes au gym, en petites culottes qui portent des inscriptions quasi étranges pour une heure d’aérobie ou de spinning : touch me there, spank me, always wet and horny sur les fesses. Faut juger ou sourire? Moi j’étais juste heureuse que Misha me décrive les seins qui l’entourent. Lovely discussions.

Les bénéfices du cul

mai 24, 2011

Honteuse de devoir appeller mon petit frère Philippe pour qu’il google mape l’endroit où je suis, j’ai envie de m’asseoir dans les marches d’un appartement, et de manger les baguettes de pain que Misha traîne dans son sac depuis une heure.

Philippe m’apprend que nous sommes à un kilomètre de chez Amandine. Misha lui demande de répéter le nom de la rue, moi je répète que je sais qu’il y a un escalier mauve pour monter chez Amandine. Arrivées, Amandine est attristée, elle pensait que nous avions oublié son souper, ou que nous l’avions snobée.

Aurore me demande si j’ai souvent des nausées. Je dis que la dernière fois que je me suis sentie malade, c’était lors d’un souper avec Misha et son copain Travis, parce que nous avions trop parlé de caca et de sodomie. Les amies d’Amandine me regardent vraiment étrangement : « Pourquoi parler de caca lors d’un souper? » Trente minutes après, une parlait de gastro, et une autre de la laitue qu’elle digérait très mal.

Plein de plats exotiques et appétissants sont sur la table. Je remplis mon assiette, et j’écoute Sophie raconter la demande de mariage trop mignonne de son fiancé, qui s’est mis à genoux devant elle alors qu’il était déguisé en Père-Noël. Amandine sourit, les larmes aux yeux : « Je m’ennuie tellement d’Alexey. Depuis que je ne baise plus, mes seins ont rapetissé. »

Je m’étouffe. Je repose mon verre de Perrier aux pamplemousses sur la table : « C’est impossible. Tes seins ont rapetissé parce que tu as maigri, pas parce que tu ne baises plus. » Amandine me regarde, offensée : « Non, vraiment, c’est toujours comme ça. Quand je baise, ils grossissent. Et quand je ne baise plus, ils deviennent extra plat. C’est vrai, tu as jamais remarqué? » Aurore s’étouffe à son tour : « Euh je crois que Mélodie aurait porté du FF après avoir baisé tous ses clients, si c’était le cas, non? »

Et vous, mes petits chous et mes petites chéries, avez-vous déjà entendu cette hypothèse, que les seins grossissent si on a un copain qui nous baise cinq fois par jour ? Je sais bien que baiser améliore le sommeil, brûle les calories, réduit les douleurs et la dépression, renforce les vaisseaux sanguins et le système immunitaire, réduit les risques de cancer du sein et du cancer de la prostate, que ça provoque des boost d’oxytocine, de dopamine, d’endorphine, de dehydroepiandrosterone – ok, ça, non, je ne le savais pas, je l’ai googlé-. Et je sais aussi que la barbe d’un mec qui ne baise pas peut cesser de pousser. Sans joke, un jour, un mec, lors d’une étude médicale dans les années 60 ou 70, a été laissé seul sur une île déserte, sa barbe a cessé de pousser, mais dès qu’il est revenu en ville et qu’il a shaké ses couilles contre une chatte, sa barbe a repoussé. Mais est-ce que les seins se transforment tant que ça, que nous baisions ou non ?

Loin des yeux, loin des jambes poilues

mai 16, 2011

Ma copine Amandine, alors qu’elle étudiait à Monaco, a rencontré un Russe qui l’a totalement charmée. Elle ne pensait plus à son promeneur de chiens, l’amour de sa vie qui l’attendait au Québec. Alexey est son double, ils s’adorent, ils aiment les mêmes recettes sans gluten et se rouler dans le sable, sur la plage. Le problème ? Il travaille maintenant en Amérique du Sud, pour quelques mois. Amandine, en l’attendant, peut se permettre, au moins, de ne pas se raser. Et de dévelloper sa sexy attitude sur Skype.

Source : http://www.postsecret.com/

Juste pour le plaisir et some pasta

mai 15, 2011

Après s’être entraînée au gym pendant deux heures, Betty arrive chez moi, les cheveux raidis et brillants, la bouche cramoisie et le cellulaire qui sonne dès que je l’embrasse. Elle répond et promet au mec qui l’appelle d’amener une bouteille de vin rouge plus tard ce soir. Elle lui dit: « I want you to play guitar tonight. I’ll sing with you before we fuck. Oh and you need to practice your Spanish with me.» Elle raccroche. Elle me dit qu’elle a trop faim pour ouvrir sa bouche pour quoi que ce soit d’autres que des fajitas au Café Lézard.

Au Café, je me commande un chocolat chaud avec de la crème fouettée. Je regarde sur le cellaire de Betty les photos de son voyage au Portugal. Je lui confie que j’ai zéro potin, sauf genre le nombre de kilos que j’ai pris depuis le début de ma grossesse. Elle termine ses fajitas, et avant de retrouver mon mec et sa belle-fille à la crèmerie pour un dessert, elle me dit qu’Emmanuel l’a téléphonée, il y a une semaine, tard dans la soirée.

Je fais des gros yeux de biche, je veux tout savoir sur son appel, mais en même temps je ne veux rien savoir du tout. Emmanuel est un ancien copain et tout ce que je sais de lui right now c’est qu’il a encore les cheveux frisés genre. Nous marchons sur Masson, je croise Patrick Brisebois, un auteur que j’aime trop, qui me montre les 5 bouteilles de vin qu’il a réussi à mettre dans son sac-à-dos. Betty et moi nous regardons un bébé berger allemand, puis je lui demande de me raconter l’appel. « We didn’t speak a lot. Devine quoi, il m’appelait juste pour un trip à trois. He was like, I’m with a girl and she wants to fuck with a girl, so can you arrive at my place in 30 minutes? How could he think I would want it? How could he think he could call me pour ça after like 3 months with no news? I don’t understand men. Why do they want me for that? Je me sens comme si j’étais juste ça, pour eux, juste là pour leur plaisir and to do some pasta, and after that, they forget about me. »

À la crèmerie, Betty retrouve son sourire, grâce à un pug qui fait un bruit de cochonnet dès qu’on le caresse. Alexandre Le Grand l’embrasse. Belle-Fille Princesse lui saute dans les bras, et lui montre fièrement sa robe sans tache de crème glacée au chocolat. Betty me prend la main et nous allons commander un délice aux fraises à partager.

Les films serbo-croates, ça ne s’écoute pas qu’en version originale

avril 12, 2011

Je me rends à la Brûlerie St-Denis, avec un parapluie qui ne protège pas du tout ma queue de pouliche et mon maquillage de la pluie. Je commande un latte, je sors le dernier de Christine Angot sur une table, j’ouvre mon agenda, je regarde à l’extérieur, je renverse un peu de latte, je me lève pour chercher une serviette, puis je vois Marion, avec ses grosses lunettes noires et son rouge à lèvres de star, devant moi, toute parfaite, en robe et talons hauts, un parapluie transparent too much fashion dans une main.

Elle commande un chai et vient me rejoindre. Marion, je ne la connais que depuis deux semaines, depuis que je l’ai rencontrée par hasard chez le fleuriste, tout près de chez moi, et tout près de chez sa maman. J’hésitais entre un tournesol et des marguerites. Elle, elle avait des tulipes jaunes dans les mains : « Je choisis mes fleurs en fonction de la couleur des murs de mon appartement. Et ils sont couleur avocats. »

Marion allonge ses jambes, sous la table, et me parle de son mec, qu’elle a réveillé ce matin, en sautant sur le lit, comme une gamine, après avoir mangé une barre de chocolat. Elle me décrit un jeu: « Je lui demande pourquoi il m’aime. Pas pour être fatigante et tout et tout. Non. Juste pour qu’il me réponde quelque chose d’original. Et tu sais ce qu’il m’a répondu ce matin? Il m’a dit qu’il m’aimait parce que je le laissais écouter des films en français. Son ex le trouvait ridicule de ne pas écouter des films serbo-croates en version originale. »

Trop mignon, non? Et vous, pourquoi aimez-vous votre amoureux ou votre amoureuse? Parce que vous trouvez son cul craquant dans ses jeans? Parce qu’elle joue aux échecs avec des personnes âgées une fois par mois? Parce qu’il ne vous gronde pas quand vous échappez des Captain Crunch dans les draps?

Coups de poing dans les couilles et spectacle de magie

février 22, 2011

Bonjour mes chouchous,

La semaine dernière, je ne vous ai pas écrit du tout. Mea Culpa. J’ai passé trop de temps à manger des cupcakes, à lire Indignation de Philip Roth, à tenter de cacher mes cernes, et à boire du thé glacé sans calorie.

Voici un mini récapitulatif de ce que je vous ai caché (et watch out plus tard dans la semaine, je vous révèle un secret plus big que mes boobs).

Ma Saint-Valentin : Ma maman a annulé le souper prévu, au M sur Masson, parce qu’elle était trop épuisée, ayant passé une journée à l’école avec deux élèves qui n’avait pas pris leur dose de Ritalin matinale. Je suis allée chez le traiteur, j’ai acheté un suprême de volaille, du riz et du saucisson, et j’ai passé la soirée collée contre Alexandre Le Grand, à m’émerveiller pour la cinquième-sixième-dixième fois devant Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.

Ma face sur du papier glacé: Vous pouvez me voir dans les magazines Summum Girl et Clin d’oeil du mois de mars. Enjoy! (Et si quelqu’un connaît Léa Clermont-Dion, dites-lui que même si je la trouve incroyablement intelligente, elle n’est pas la seule à avoir lu Ariel Levy, et que c’est limite ridicule de vouloir la diversité corporelle mais de dire qu’il ne devrait plus avoir de filles avec de faux seins à la télévision. Anyway, comme mon mec dit, ça n’existe pas, des faux seins, sauf quand des gars se déguisent en poulette à l’Halloween. Je n’ai pas de faux seins : j’ai de vrais seins, avec des implants.)

Mini traumatisme: Ma copine Anita ne comprend pas les filles qui sont obsédées par les chevaux, et ne me laissera jamais acheter chez H&M un costume de ballerine avec un chaton imprimé dessus pour sa gamine.

Célébration: Mon grand-papa paternel a fêté ses 80 ans. Je suis allée le voir à sa résidence pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Je l’ai trouvé très beau, et touchant, quand il ne cherchait qu’à vider tous les gobelets de lait et de crème trouvés sur une table.

Spectacle : J’ai pleuré deux fois en écoutant Carole Bouquet lire Lettres à Génica, folies d’amour d’Antonin Artaud. Je ne sais pas pourquoi, ce n’est pas juste la folie, c’est les mots d’Artaud, quand il écrivait à son amoureuse, quand il lui disait qu’elle était plus douce que la vie, je trouvais ça beau, et j’espèrais être comme ça, pour Alexandre Le Grand.

Vidéo : Un des gentils collègues d’Alexandre Le Grand lui a envoyé une vidéo d’une Mistress japonaise donnant des gros coups de poing dans les couilles à un mec qui lui jouit dans la face.

Proposition : « Je me permets de t’écrire pour te proposer quelque chose. Je travaille pour une compagnie de présentation de produits érotiques à domicile.Nous sommes à la recherche d’une femme pour participer à un spectacle de magie à connotation sexuelle dans un bar. Cette femme devra présenter quelques uns de nos produits tout en interagissant avec le magicien devant un public de 25-30 personnes. Les spectacles auraient lieu tous les vendredis soirs pendant 1 ou 2 mois, selon l’intérêt de la clientèle. Ce serait d’une durée d’environ 1 heure par soir. Le salaire est à déterminer. J’ai pensé à toi car à la lecture de ton blog et de ton livre j’ai vu que tu étais bien à l’aise avec le sexe et les accessoires!! »

Des sacoches en poissons zébrés et des dessous à ficelles

janvier 23, 2011

Mariposa me fait sursauter, alors que je l’attendais, assise dans la station de métro Beaubien, à lire un livre de chick lit à la couverture jaune poussin. Nous voulions aller magasiner des dessous sexys et des sextoys – elle a oublié son vibro préféré au chalet de ses parents, damn – mais nous craquons devant une animalerie.

Nous regardons un carlin-bichon frisé nous cruiser derrière les barreaux de sa cage, et des rats bleus à énormes couilles. Mariposa trouve superbe un poisson zébré, « Je veux une sacoche comme ça! », et moi je rigole devant un pacman qui a l’air d’un caca de chien.

Rendues à la boutique Sexe Cité, nous regardons les bas de nylon et les maillots-de-bain-à-ficelles-qui-te-rentrent-direct-dans-les-fesses, en parlant d’un ex amant de Mariposa, complètement narcissique dans ses désirs et ses exigeances toujours plus grandes.

Nous entendons un vendeur se faire critiquer par un client étrange : « Je suis gai mais je m’entends pas avec les petits jeunes comme toi. Nicole! Audrey! Je veux pas parler à ça! » Je m’approche du vendeur, il me dit qu’il ne prend pas les insultes du mec au sérieux, et moi je lui souris et je lui dis qu’il a de belles dents.

Pour lire ma choupinette cochonne : http://infid-elle.blogspot.com/

Thérapies express au Pina Colada

janvier 6, 2011

« When it comes down to it, I let them think what they want. If they care enough to bother with what I do, then I’m already better than them. » Marilyn Monroe

Cheers au Marilyn Merlot! À vous tous, mais particulièrement à mes copines qui ont été merveilleuses tout au long de l’année 2010, à me proposer des cours de yoga, du Pina Colada dans un thermos, des conversations devant des boites de mouchoirs et des muffins bio, des thérapies express devant une salade thai du Saint-Hubert ou un épisode de The Hills, à babysitter ma chatte Paprikalicious, à me supporter quand j’avais l’impression d’avoir soudainement trois personnalités et deux vies, à excuser mes absences, mes éclats de rires trop forts, mes obsession sur la taille de mes jeans et mon tour de poitrine.

Love y’all. Et je sais que 2011 sera une meilleure année, parce que je ne l’ai pas commencée en filant mes bas de nylon et en priant que je ne vomisse pas tous le champagne rosé que j’avais bu.

Once you go black

décembre 27, 2010

Au Café Cléopâtre, je bois une gorgée de bière blonde et je suce une sucette Laura Secord, en regardant, trop souriante, une copine qui présente son nouveau mec à une autre copine, mariée depuis presque deux ans à un sublime black. Cette dernière, les yeux plus brillants que la maison de Le Sapin a des Boules, peut pas s’empêcher de crier : « You’re with a black guy too? I love you so much better now. » Quelques secondes après, elle lui donne un coup de coude et elle ajoute : « So you like big cocks? »


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