Archive pour la catégorie ‘copines extras’

Gynéco et gâteaux

janvier 17, 2012

Il neige et ça me rappelle l’an dernier, quand j’avais revu Betty Boop après de longs mois, il neigeait et nous étions allées prendre un café, je venais d’apprendre que j’étais enceinte, et ça faisait de longs mois qu’elle sortait sans moi, et moi sans elle. Nous nous étions embrassé, je lui répétais qu’elle était la plus belle et elle disait « Non, c’est toi. » et je disais « Noooon, c’est toi. », un peu comme dans les vidéos Shit Girls Say.

Ça me rappelle l’an dernier parce qu’il neige autant que lorsqu’elle était apparue chez moi sans savoir si elle pourrait en repartir. Elle arrive finalement, en tailleur noir, genre deux heures plus tard qu’elle le croyait, parce qu’elle avait un rendez-vous chez le gynéco.

- Qui prend un rendez-vous chez le gynéco le jour de sa fête?

- I know! But he is sexy. Et il m’a chanté Happy Birthday! He even had a tartelette pour moi! With a pink candle on top of it! J’ai promis de l’inviter bientôt chez moi! Je vais tenter de ne pas coucher avec lui dès le premier thé à la menthe, parce que je crois qu’il est assez traditionnel.

Avant même de déballer un petit cadeau que je lui ai trouvé chez Ben et Tournesol, elle me remet un paquet. Je l’ouvre et il y a le plus beau sac à couches ever à l’intérieur, un sac à couches qui ne ressemble pas à un sac à couches tue-la-mode, un sac de la collection Petunia Pickle Bottom rempli de cakes pop.

Je me retourne vers elle : « C’est ton anniversaire et tu penses à moi! Alexandre Le Grand a fait pareil il y a deux jours! Je suis toute gênée d’être gâtée comme ça. J’avais pensé lui préparer un magret de canard, mais finalement il m’a demandé d’aller chercher des calmars frits en take-out au resto Juste Nouilles. J’étais trop heureuse parce que ma maman ne m’avait pas rappelé pour m’expliquer comment faire un magret. Et avant de nous coucher, il m’a suppliée de me lécher. Il veut toujours me lécher ces jours-ci. Il s’en va travailler et il a de la mouille jusque sur ses boutons de manchette genre. »

Pendant que ma copine parle au téléphone avec des amis qu’elle doit rejoindre plus tard en soirée, je lui coupe un morceau de tarte pommes et bleuets. Je lui tends aussi du cidre rosé dans une coupe de champagne et nous trinquons à une nouvelle année plus paisible pour elle.

- I wish que tout sera plus calme. But you know what? L’ex de Sadek va déménager juste en face de chez moi. Je vais la voir quand je vais faire l’épicerie. And I bet she’ll stole my trainer. My legs are so perfect since I’ve got this trainer. Unfair.

C’est vrai qu’il est beau quand il mange une poutine à trois heures du matin

novembre 30, 2011

Les semaines passent vite, et je suis là, devant le clavier, dix-onze fois pendant la journée, à me répéter que je veux écrire, mais c’est difficile, avec une petite bouche collée à un téton, et finalement je n’écris pas et je lis des articles sur l’acteur porno James Deen. Man, il est cutie cet acteur. Total jewish boy craquant et coquinement pervers, qui s’amuse à prendre en photo l’anus des actrices qu’il baise, pour les mettre sur son blogue après.

Anyway, à part me la jouer groupie d’un acteur qui ne ressemble pas qu’à une bite, voici ce qui s’est passé dernièrement dans ma life (j’écoute trop de films doublés en frenchie de France, ça explique ma tendance encore plus terrible que d’habitude à utiliser des mots anglais anywhere).

1. Ça faisait six ans, le 23 novembre, que je me suis précipitée en taxi chez Alexandre Le Grand, avec des sacs à vidanges remplis de vêtements. Six ans qu’il me dit que je lui fais penser à la Lilian de Depeche Mode, six ans qu’il sait que je suis adorable mais aussi que each dress I own is a loaded gun. Six ans que je m’amuse à écouter ses blagues et ses ronflements – peu fréquents, really – et que je le trouve beau même quand il dévore une poutine au bacon à trois heures du matin.

Cette année, je me fais tatouer une phrase pour lui, que je cacherai dans le creux de mon bras.

2. J’ai acheté des cadeaux de Noël pour ma famille…mais aussi pour moi. Faut toujours se faire plaisir, non? Mon cadeau : une superbe Barbie aux cheveux noirs et aux lèvres rouges style démone qui mange des couilles et des tartines aux fraises.

3. J’ai lu un thriller terrifiant, Tokyo par Mo Hayder. Top angoissant, à m’obliger à dormir collée-collée contre ma chérie, et à lui dire je t’aime mille fois en tenant son petit poing.

4. Après avoir vu le film Bitch Slap, j’ai rêvé qu’une fille aux superbes abdos m’obligeait à me rentrer un pendentif en or, en forme de cœur, dans le cul.

5. J’ai pris un café avec deux copines, et l’une d’elle a commandé pour moi. Aurore est revenue avec mon Venti Skinny Vanilla Latte et dix sachets de Splenda. Elle m’a dit qu’elle s’en voulait de ne pas avoir demandé du sucre dans mon latte, se rappelant ma dépendance au sucre quand j’avais quinze ans. Une Mr Big tous les midis pendant cinq ans? Oh oui, mais plus maintenant.

Bisous y’all!

Nutella, drama et berçeuse

novembre 18, 2011

Cum shot au chocolat sur le visage

Trop contente de ne pas effrayer ma princesse avec mon masque à la boue, au chocolat et au beurre de karité, j’ouvre la porte à Betty, que j’avais déjà prévenue par rapport à mon apparence: « J’ai la face comme si je voulais faire un régime et qu’au lieu de bouffer du Nutella, je me le foutais sur le visage. J’ai la face comme si j’étais vraiment folle du Nutella et de la merde des chiens de mon quartier. »

Betty me donne son manteau, je l’accroche par-dessus mon nouveau trench coat Karen Millen et je lui propose un verre de vin. « It’s two o’clock, je vais attendre a little. » Je m’attends à ce qu’elle me fasse des gros yeux, alors je lui explique que l’après-midi, c’est le seul moment où ma mini fée ne demande pas à boire toutes les heures, alors j’en profite pour me verser un verre de chardonnay. Betty hausse les épaules : « Whatever, I don’t judge you, beauty queen. »

Mariage et bisous doux

Betty touche mon visage, elle trouve que le masque est très sec. Elle me suit dans la salle de bain, s’appuie contre la laveuse pendant que je lave mon visage à l’eau tiède. Son téléphone sonne, elle regarde l’afficheur, puis choisit de ne pas répondre. « It’s a new friend. » Je ne dis rien, j’attends qu’elle continue. « Je l’ai rencontrée au marriage de Jessica, ma copine qui s’est marié avec un mec rencontré when she was flying in Cuba for a two weeks vacation. Au mariage, we really hit it off, she was fun, almost flirty, you know. We went out together the week after, j’avais vraiment trop bu, et elle aussi, elle a commencé à m’embrasser au Philémon, je la trouvais belle et douce, so you know, it was nice, but then she called her boyfriend. »

Le mec est parfait et le drama entre copines qui ne veulent plus partager

Je l’arrête, parce que j’aime bien interrompre mes copines quand leurs histoires m’intéressent too much : « Comment elle était habillée? »  Betty me dit qu’elle ne s’en souvient pas vraiment : « It was whitish or like caramel. Son boyfriend est arrivé et il était super sexy, totalement mon genre de mec. » Je rigole : « Cheveux foncés, teint olive, grand? » Elle rigole, en ramenant ses cheveux derrière ses oreilles : « Yes. Je les ai invités chez moi. Je n’ai pas mis de musique, je n’ai pas proposé de shooter à la tequila, les deux étaient déjà en train de me déshabiller. Her boyfriend was liking me everywhere, behind mes genoux, mes orteils, et j’avais trop hâte de sentir sa langue entre mes jambes. D’habitude je n’aime pas ça me faire lécher les pieds, mais là c’était trop bon. Et Libby me caressait et branlait her boyfriend. We fucked three times. Je ne savais pas trop quoi en penser, parce que je pensais que Libby serait une copine, mais we fucked avant que je sente qu’elle était vraiment une amie, you know, I don’t even know her job. I think she’s a banquière. Anyway. »

Nous retournons au salon, et je berce ma princesse en chantonnant du Fabienne Thibeault. Je demande à Betty pourquoi elle ne voulait pas répondre au téléphone. « Well, since we fucked, her boyfriend m’appelle tout le temps. Je pensais qu’ils étaient un couple open, so j’ai revu son boyfriend, sans elle, et sans la prévenir, but she heard about it and now she wants to kill me or something. Drama, drama, as always. » Elle soupire et passe la main sur la joue de ma petite fille. Elle lève les yeux vers moi: « So how is your pussy? Il paraît que c’est very dry quand on allaite. Is that true? »

source photo: http://theberry.com/2011/11/14/tights-of-fun-32-photos

Un pari qui sent le sel de bain à la mangue et la ratatouille

novembre 17, 2011

Ma copine Marion est née la journée de la gentillesse, un vendredi 13, il y a une vingtaine et quelques années. Elle a le cœur gros comme mille tartes aux poires et chocolat, assez gros pour penser avec tendresse à son grand-papa, à son fils, à son chéri, à ses amies, à son frère, à sa maman, à son papa, aux mannequins qui crèvent de faim et à Chandler de Friends. Parfois, elle prend le temps d’écrire ses moments d’amour, de joie, de doutes et de craintes sur un blogue récent, qu’elle a commencé après avoir perdu un pari contre son chéri (youppie, merci à son chouchou).

Voici un extrait de son blogue. Je vous invite à en lire plus : http://jenesuispasuneartiste.blogspot.com/

 « Sels de bain Mangue et Menthe.

2 bouteilles de rouge à la SAQ du marché et légumes racines parce que l’automne, bon.

Ça sentira la Ratatouille, comme le nom de mon toutou-chien que j’avais nommé ainsi sans savoir à 2 ans. Les légumes d’automne et leurs couleurs chaudes qui cuisent tout doucement.

Je suis restée longtemps dans mon bain, mes cheveux de plus en plus longs sèchent de moins en moins vite. Je les laisse enroulés dans la serviette et Chéri me dit que je ressemble à un personnage biblique ou à La Jeune Fille À La Perle.

Je me laisse hypnotiser par un match de Baseball. Toute petite je m’étais même endormie au Stade Olympique à la 7e manche d’une partie soporifique. Les plus jolies fesses restent celles de tendre-époux mais sinon je prends pour les postérieurs de l’équipe de St-Louis plutôt que ceux de la team Texas. »

Des seins comme des bouteilles de champagne qui poppent

septembre 20, 2011

Un aprem au champagne, au rosé et aux pistaches. Avec Éloïse qui à un regard tout doux, alors qu’elle berce Bébé Fée, émue, parce qu’elle a déjà deux enfants, qu’elle prend dans ses bras, mais ils ne sont plus des poupons, et elle aime trop câliner les poupons.

Sadek, Jean-Pierre et Alexandre Le Grand parlent du Jack Russel croisé Caniche qui a tenté de rentrer dans l’appartement, tout gai, et de sa maîtresse, aux grandes bottes en cuir et au petit cul dans des pantalons serrés. Sadek dit qu’il voudrait bien qu’elle repasse, il lui proposerait un verre de champagne, ce qu’il n’a pas fait il y a un instant, malheureusement, trop surpris de voir que des bombes se promenaient dans ma ruelle.

Alexandre Le Grand me caresse les fesses chaque fois que je me lève pour redresser la tuque à motifs de cupcakes de Bébé Fée. Il me dit que ce soir, il a envie de me baiser, et je souris. Avant, quand nous nous sommes rencontrés, il trouvait cela trop vulgaire de dire baiser, il me reprochait d’utiliser ce mot-là.

Quand Sakek repart, légèrement saoul sur sa bicyclette, Alexandre Le Grand invite Jean-Pierre et Éloïse à rester pour partager une quiche des Co’pains D’abord. Ils appellent la baby-sitter et décident de manger avec nous. Éloïse me parle de boutiques de vêtements pour enfants, et de son jet de lait trop puissant, qui, une fois, a déjà mouillé une maman placée à cinq mètres d’elle. Je suis jalouse, je sais qu’Alexandre Le Grand attend que je l’arrose comme si mes seins étaient des bouteilles de champagne qui poppaient.

Circoncision et macarons

août 25, 2011

Lecture : Ake Edwardson, Ce Doux Pays, et un article sur un mec analphabète qui s’est fait amputer le pénis

Déception : Oubli répété de fêter l’anniversaire de mes implants mammaires

Dans le nouvel appartement de Colin et Laura, j’admire les grands murs blancs, la décoration zen, la peinture sur toile qu’ils ont achetée suite à l’ascension du Kilimandjaro. Je pointe deux tirelires. Laura m’explique que le porcelet gris est à elle : « Colin doit y mettre un dollar quand il pète. » Elle secoue la tirelire : « Et ça arrive souvent. »

Nous nous installons sur le tapis du salon. Laura me prépare un breuvage à base de jus d’agrumes, et elle tend à Alexandre Le Grand et à Colin des verres de rosé : « J’y ai ajouté du sirop de pamplemousses. Je reviens d’un voyage en France et tout le monde buvait ça. » Je regarde jalousement Alexandre Le Grand et je trinque avec les autres.

Après un verre, Laura, toute mince, est déjà pompette et nous dit qu’elle n’aime pas les queues non circoncises. Elle dit que ça pue. Elle se retourne vers moi : « Tu ne trouves pas? » Moi j’ai zéro opinion sur le sujet, je trouve juste très belle la queue non circoncise d’Alexandre Le Grand, et je ne trouve pas qu’elle pue non plus, sauf si nous avons baisé trois fois de suite et qu’il me la fout pleine de ma mouille dans ma face. Colin se lève et revient avec une bouteille de Vagisil : « Voilà ce qu’elle m’oblige à mettre sur ma quéquette avant de me sucer! »

Nous passons à table. Laura parle du mot carotte en dialecte occitan, et de l’expression va traire les vaches en roumain. Nous mangeons une salade niçoise succulente, et de la bavette qu’Alexandre Le Grand et Colin ont admiré pendant plusieurs minutes sur le BBQ. Je prends une gorgée de vin rouge. Je regarde la pluie qui tombe, j’ai envie d’aller sur la terrasse, avec Laura et son t-shirt blanc, et de regarder la ville, au dixième étage de leur immeuble, et de respirer, de tout sentir, et de me trouver chanceuse d’être là, avec des copains qui me font trop rigoler, un amoureux qui me dit que tout va bien puisque nous sommes ensemble, et des macarons aux bleuets qui attendent sur le comptoir.

Limonades, vibrateurs et zéro bingo

août 7, 2011

Il me reste moins d’un mois avant de tenir dans mes bras ma petite fée. J’ai reçu récemment mes copines, ma maman, ma marraine et ma grand-maman chez moi, lors d’un shower où j’ai été too much gâtée (ma fille va sentir la lavande pendant trois ans, être plus coquette que moi et ne pas vouloir jouer avec mes souliers parce que les siens sont bien plus merveilleux, argentés et à motifs de singe, de baleine et de taches de léopard).

Nous nous sommes amusées à parler de vibrateurs et d’ex trop folles et méchantes devant mes petits frères, nous avons bu de la limonade artisanale et mangé des cupcakes au glaçage trop fondant. J’ai eu le temps de crever accidentellement plein de ballons gonflés par Misha et de trouver une photo où Aurore faisait semblant d’uriner dans un abreuvoir, dans un parc, près de notre école secondaire. Mais pas le temps de jouer au bingo.

La journée s’est terminé à la Succursale, Marion a bu du cidre rosé pour me faire plaisir, Colin a parlé d’un mec qui encule un cochon dans un film datant de 1972, mon frère Gabriel a parlé des seins de toutes mes copines et j’ai rêvé à un croque végé de Frites Alors.

Source photos : les deux dernières ont été prises par ma copine photographe Vanialicious, qui aime bien l’expression « Être belle peut être une qualité…le savoir est un défaut. »

Pouvoir et virilité alcoolisés

juillet 25, 2011

Chaque année, depuis trois ans, mes frères, Alexandre Le Grand et moi organisons un méga party au chalet.  Mon mec et sa fille aînée cuisinent pendant toute une journée quelques plats : ceviche aux pétoncles, crevettes marinées, terrine de porc, et grosses saucisses à pénétrer du pain baguette. Je regarde les plats, et je regarde les caisses de bières qui s’accumulent, et je me demande si je vais faire une crise en étant obliger de me contenter de thé glacé sans sucre et d’eau Perrier.

Quarante personnes fêtent sur la terrasse, dansent sur le quai, fument des joints sur le balcon et laissent tomber leurs cigarettes dans les arbustes. J’entends un mec parler d’un nouveau collègue, avec qui il lunche tous les midis: « Et là il me dit d’arrêter de lui parler des cyclistes du Tour de France, parce qu’il sait tout sur eux et que si je me risque à le défier avec une question, il me vient dans le visage. Là je lui dis qu’il ne doit plus jamais utiliser le mot venir, sperme, et mon visage, dans la même phrase. Il me demande pourquoi. Je lui dis que ça fait trop gai. Et il m’annonce qu’il est gai. »

Trois mecs parlent à une blondinette, vêtue d’une robe légèrement défraîchie Joshua Perets. D’autres installent déjà leurs tentes, pour y dormir plus tard. Ma copine Betty sirote un verre de rosé pendant une heure, me racontant ses aventures avec une femme qui fait d’excellentes tartes à la rhubarbe et des too much bons cunnilingus. Vers vingt-deux heures, ma copine m’embrasse, me disant qu’elle doit retourner chez elle, car elle doit se lever tôt pour un shooting photos le lendemain. J’en profite pour aller m’étendre un peu au lit, souhaitant me reposer, me limer les ongles, et me caresser le ventre.

Dix minutes plus tard, mon cellulaire sonne. Betty est paniquée : « Je suis dans un fossé. Je me suis trompée de chemin et en voulant reculer, je suis tombée. J’ai réussi à sortir de mon auto, mais elle est très instable. » Je vais chercher Alexandre Le Grand et nous allons rejoindre Betty. Elle est dans un chemin privé, presque direct dans la forêt, en mini short blanc. Je la prends dans mes bras : « As-tu entendu? J’ai l’impression qu’un loup ou un chasseur fou pourrait arriver d’un moment à l’autre. Nous sommes dans un film d’horreur. » Alexandre Le Grand ne peut rien faire, sauf nous assurer qu’il n’y pas de chasseur fou ici. Nous appelons une dépanneuse, puis Betty nous raccompagne au chalet, pour boire une tisane calmante à la camomille, écouter un épisode de Modern Family, et dormir dans le lit d’un de mes frères.

À une heure du matin, je me glisse sur le balcon. Alexandre Le Grand m’accueille en ouvrant ses bras. Il a les yeux tout rouges et il me montre fièrement une sucette à la tequila qu’il veut sucer : « Tu vois, il y a un gusano emprisonné dedans. Ce ver-là donne pouvoir et virilité. » Il répète très fort : « Pouvoir et virilité! » Trois-quatre-cinq autres fêtards l’imitent. Je glousse comme une poulette, et je danse avec Alexandre Le Grand, avant de lui dire que je trouve que la musique est nulle : « Tu veux pas aller faire un tour de pédalo avec moi? On pourrait s’arrêter sur l’île, imiter le cri des huards, baiser dans les hautes herbes? » Il fait juste me regarder avec ses yeux tout rouges : « Pouvoir et virilité! » Je l’embrasse : « Bonne nuit chéri. »

Moult de pommes et couilles rasées

juillet 6, 2011

Soleil. Sueur qui sent For Her de Narciso Rodriguez et Daisy de Marc Jacobs. Morceaux de melon d’eau et framboises dans des verres d’eau et de moult de pommes. Discussions sur les amants de Mariposa, sur la beauté de la fille en couple avec qui elle a beaucoup de plaisirs sous la douche ou dans un lit, sur les mecs trop contrôlants, sur les couilles rasées. Un après-midi tout doux, et chaud.

Trailerpark de Russell Banks attendra un jour ou deux

juillet 5, 2011

Dans ma boîte aux lettres aujourd’hui? Des livres quiz des éditions de La Musardine. Too much amusants et parfaits pour les vacances. Je me souviens des magazines Filles d’Aujourd’hui et Seventeen, spécial 1000 tests, que je lisais avec une copine, tous les étés de mon adolescence, étendues près de sa piscine creusée, ou au parc, à mater les joueurs de roller hockey.

Peut-être que j’amènerai Êtes-vous une experte du sexe? demain, chez Mariposa, pour bien rigoler avec elle. (Garderons-nous les résultats de nos tests secrets?)

Blogue de Mariposalicious : http://infid-elle.blogspot.com/


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