Archive pour la catégorie ‘chercher la salope’

Un féminisme qui déteste les femmes libres

février 2, 2012

Je l’ai répété souvent, on ne me croit pas toujours, mais je le répète encore : jamais je ne me suis sentie rabaissée par des clients, alors que j’étais escorte. Mais combien de fois me suis-je sentie rabaissée par des femmes, qui se disent féministes abolitionnistes? Un nombre incalculable de fois.

Pourquoi?

Parce qu’elles disent donner une voix aux travailleuses du sexe qui n’en ont pas, tout en refusant une voix à celles qui veulent dire autre chose que leur discours habituel (style « Je me drogue parce que je suis une prostituée. Je déteste les hommes. Blablabla. » – Cette voix existe bien, et c’est important de l’entendre et de l’écouter aussi, mais ce n’est pas le seul discours des prostituées.)

Parce que ces prétendues féministes me refusent un choix, me refusent d’être, me refusent un plaisir. J’ai souvent discuté de la question des abolitionnistes avec des copines ou d’autres travailleuses du sexe, me demandant qui elles étaient vraiment, ce qu’elles avaient vécu par le passé qui les motivaient à dénigrer certaines travailleuses du sexe et les hommes qui fréquentent les travailleuses du sexe.

Jamais je n’avais pensé faire un rapprochement entre leur impérialisme à la je-vais-vous-sauver-même-si-vous-ne-savez-pas-que-vous-devez-être-sauvées et les théories de Freud. J’ai trouvé un article qui vulgarise le tout, et je trouve cela génial. Je vous invite à en lire un extrait, puis à le consulter si la chose vous intéresse autant que moi.

« On voit que là où la morale victorienne opposait la femme respectable (bourgeoise) à la femme socialement inférieure (la putain), à une période où le capitalisme était en plein essor, l’abolitionnisme se veut sans opposition de classes, ce qui le conduit non pas à vouloir cantonner la prostitution (celle-ci était très active sous l’ère victorienne, dans les bas-fonds de Londres par exemple), mais à vouloir sa disparition. C’est ainsi que s’est ajouté au clivage entre la madone et la putain, un clivage entre les hommes et les femmes.

Ce double clivage procède à l’étouffement d’une question qui concerne les femmes en général : celle de leurs pulsions sexuelles. Si la prostituée doit être victimisée, c’est parce qu’elle doit être niée comme femme possible, en étant érigée en victime de la sexualité des hommes. Il s’agit là de préserver l’image de la femme respectable, qui ne peut pas l’être si elle a elle-même des pulsions sexuelles aussi dérangeantes que celles des hommes.

La prostituée victimisée par le discours abolitionniste, sans lui demander son avis sur la question, est donc plutôt haïe que défendue par les féministes abolitionnistes. Cela explique que ces dernières ne tiennent aucun compte des conséquences sociales de la pénalisation des clients pour les personnes se prostituant. Dans la mesure où les pulsions sexuelles sont décrétées relever du seul sexe masculin, et que celles-ci représentent le mal absolu, la prostituée respectable n’est pas concevable, et elle porte atteinte à l’image de la femme en général. »

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/227746-les-prostituees-victimes-des-hommes-ou-des-abolitionnistes.html

Une monstrueuse nymphomane dans votre écran de télévision

novembre 1, 2011

Hier j’ai écouté Cinderella – La malédiction du scalpel, un film d’horreur japonais hyper angoissant par son étrangeté et par le fait que je suis incapable de déterminer une fois sur deux qui joue le personnage de la mère et qui joue le personnage de la fille parce que les actrices ont l’air si jeune.

J’ai toutefois une autre recommandation de film d’horreur pour vous : Frankenhooker. Un scientifique fou a de la difficulté à vivre le deuil de sa fiancée, déchiquetée par une tondeuse à gazon. Il souhaite alors la reconstituer, grâce à une drogue spéciale et grâce aussi à des morceaux de corps de prostituées. Son expérience donne comme résultat une nympho monstrueuse qui se promène dans les rues de New-York.

Comme je n’écoute des films d’horreur qu’une fois par année, je retourne à un épisode de Boardwalk Empire ce soir.

Bonne soirée mes chouchous et mes chouettes ! Bisous aux barres Mars!

J’ai besoin d’explications

octobre 29, 2011

Je n’ai jamais compris comment une fille avec un vibro dans la bouche pouvait exciter un mec. La fille sur la photo est superbe. Beaux ongles, belle chatte, belles cuisses, mais what the fuck ? Un vibro dans la bouche pour faire bander.

Quand je faisais de la webcam, plusieurs mecs me demandaient de faire pareil. Et j’avais un vibro rose, un vibro mauve et des boules chinoises. Rien qui ressemblait vraiment à une bite. Et même si j’avais eu un vibro couleur chair, c’est pas morbide, de s’imaginer qu’une queue détachée d’un corps est mouillée par ma salive ?

Un lecteur peut m’expliquer, please, pretty please ?

Source photo: http://galleries.rebootcash.com/explicite/cc=2010551/tp=46/kenzasolo/

Pas de pompes à queue pour l’Halloween

octobre 18, 2011

Mon mec veut un masque en latex pour l’Halloween, ou un costume de squelette. Mais les masques sont total trop apeurants au Party Expert de Laval, et leurs bouches closes, impossible d’y glisser de la bière sans les trouer. Et l’unique costume de squelette a une pompe à queue, pour faire bander un mort. C’est plus que légèrement ewwww puisqu’Alexandre Le Grand compte porter ce costume non seulement pour sortir deux soirs de suite, mais aussi pour donner des bonbons pendant la soirée du 31 octobre. Il trouve finalement un déguisement de bouffon diabolique, tandis que je regarde les longs gants de satin, et les colliers en plastique dorés de Cléopâtre de pacotille.

J’ai hâte à l’Halloween, je me souviens de celui de l’an dernier, avec un chaton trouvé sur le balcon, j’étais déguisée en Miss Freddy Krueger, puis en Blanche-Neige, avec du rouge sur les lèvres, et la peau bleuie. Je n’ai pas encore trouvé de costume pour ma petite fée, mais moi, c’est sûr, je ne serai pas déguisée en gros bourdon, ni en Osama bin Laden sexy.

Source photo : http://www.thefrisky.com/photos/20-more-wtf-sexy-halloween-costumes/

Popcorn et porno

octobre 14, 2011

 

Folie du jour : refuser un billet pour le film porno 3D Sex and Zen : Extreme Ecstasy, présenté à Montréal à l’occasion du Festival du Nouveau Cinéma. Ismaël Houdassine, un journaliste cinoche qui fait la contrebande de café, m’a généreusement proposé un billet, j’ai accepté, trop heureuse, m’imaginant raconter dans cinquante ans que j’étais allée voir le premier film porno en 3D (quand je m’imagine raconter ça, c’est plutôt bizarre, je prends une voix de vieux monsieur), et puis je me suis imaginé jusqu’à plus de minuit, loin de ma petite famille, et ouh la la, je suis comme ça, pour vrai, je suis comme ça maintenant, vraiment, à troquer des queues et des chattes et des culs en 3D contre une soirée à bercer ma petite bête ?

Je ne le regretterai pas lundi soir, et j’espère ne jamais prendre une voix de vieux monsieur pour raconter dans cinquante ans que je regrette total de pas avoir eu dans ma face un gros cul en 3D.

Mais je me pose une question : les spectateurs de ce film, est-ce qu’ils mangent aussi du popcorn ? Parce que c’est bon le popcorn, mais devant des mamelles, je sais pas.

Pour lire Ismaël : http://zabmag.com/

En manque de poils

octobre 6, 2011

Oh man un mois après mon accouchement, je me trouve fabulous. Mes seins sont énormes, je rentre dans mes robes et dans mes jeans, mes bas collants écrasent le mini ventre qu’il me reste, et mon mec ne ferme pas les yeux devant mon nombril sorti et ma ligne de grossesse brune quand je suis on top de lui. Je trouve le temps de me maquiller, la tête penchée vers un miroir antique, un pied qui berce ma Mini Fée, la bouche entrouverte, nue, dans la salle de bain, après une douche extra chaude.

Mais mon égo en prend un coup quand je tombe sur les photos de Petit Petit Gamin. Ouh la la. Un jeu rigolo que de photoshopper les sourcils, mais que ferais-je si j’étais vraiment comme ça, si je faisais comme un mec de mon école secondaire et que je me les rasais ? L’horreur.

Jugez-moi et jugez les autres chous en manque de poils : http://www.petitpetitgamin.com/2011/09/29/les-personnalites-du-web-sans-sourcils/

Circoncision et macarons

août 25, 2011

Lecture : Ake Edwardson, Ce Doux Pays, et un article sur un mec analphabète qui s’est fait amputer le pénis

Déception : Oubli répété de fêter l’anniversaire de mes implants mammaires

Dans le nouvel appartement de Colin et Laura, j’admire les grands murs blancs, la décoration zen, la peinture sur toile qu’ils ont achetée suite à l’ascension du Kilimandjaro. Je pointe deux tirelires. Laura m’explique que le porcelet gris est à elle : « Colin doit y mettre un dollar quand il pète. » Elle secoue la tirelire : « Et ça arrive souvent. »

Nous nous installons sur le tapis du salon. Laura me prépare un breuvage à base de jus d’agrumes, et elle tend à Alexandre Le Grand et à Colin des verres de rosé : « J’y ai ajouté du sirop de pamplemousses. Je reviens d’un voyage en France et tout le monde buvait ça. » Je regarde jalousement Alexandre Le Grand et je trinque avec les autres.

Après un verre, Laura, toute mince, est déjà pompette et nous dit qu’elle n’aime pas les queues non circoncises. Elle dit que ça pue. Elle se retourne vers moi : « Tu ne trouves pas? » Moi j’ai zéro opinion sur le sujet, je trouve juste très belle la queue non circoncise d’Alexandre Le Grand, et je ne trouve pas qu’elle pue non plus, sauf si nous avons baisé trois fois de suite et qu’il me la fout pleine de ma mouille dans ma face. Colin se lève et revient avec une bouteille de Vagisil : « Voilà ce qu’elle m’oblige à mettre sur ma quéquette avant de me sucer! »

Nous passons à table. Laura parle du mot carotte en dialecte occitan, et de l’expression va traire les vaches en roumain. Nous mangeons une salade niçoise succulente, et de la bavette qu’Alexandre Le Grand et Colin ont admiré pendant plusieurs minutes sur le BBQ. Je prends une gorgée de vin rouge. Je regarde la pluie qui tombe, j’ai envie d’aller sur la terrasse, avec Laura et son t-shirt blanc, et de regarder la ville, au dixième étage de leur immeuble, et de respirer, de tout sentir, et de me trouver chanceuse d’être là, avec des copains qui me font trop rigoler, un amoureux qui me dit que tout va bien puisque nous sommes ensemble, et des macarons aux bleuets qui attendent sur le comptoir.

Pas de tissu à pois ou à rayures contre ma chatte cette semaine

août 15, 2011

Mon horoscope de la semaine commence comme ça: « This week, don’t bother with the underwear. »

Pour voir si votre horoscope est aussi cool que le mien : http://www.thefrisky.com/post/246-for-the-week-of-august-15-21-2011/

Fantasmer glam

juillet 26, 2011

Une fille à quatre pattes devant un ordinateur rouge flamboyant, une autre qui se renverse du lait sur le corps, beaucoup de bas de nylon, de chattes trimées ou total épilées, de la peau sublimée, et des histoires à inventer, la main qui se caresse le gland ou les tétons.

Nouvelle découverte rayon à-regarder-pendant-de-délicieuses-minutes : http://www.simonbolz.com/

Comment être une bonne soumise

juin 17, 2011

Hello y’all! J’ai reçu récemment un courriel d’une lectrice qui se questionne sur un mec qu’elle fréquente. Il fantasme beaucoup sur la domination, la souffrance, l’humiliation. Moi je crois que ca peut être super plaisant, de mêler plaisir, main autour de mon cou, fessées et insultes, mais comment bien poser ses limites, surtout avec une nouvelle fréquentation? Que conseillez-vous à cette super chick?

Caroline : Salut ma belle Mélodie ! Je me sens un peu…gênée de t’écrire mais j’ai besoin de conseils et avec ton expérience je crois que tu serais bien placée pour me conseiller! J’ai rencontré un garçon dans un bar à Gatineau. C’est le cousin de ma meilleure amie. Nous avons beaucoup parle de cul ensemble. C’est le genre de gars qui est très dominateur au lit et il adore les filles soumises. Il me parle souvent de punitions et de correction comme étampage dans le mur. Je crois pas que ce soit un malade lol mais il aime ca rough. Il m’a raconté quelques trips avec ses ex et c’est des affaires de punition si tu écoutes pas et de correction si t’es pas fine. Ca va, ca peut être un jeu, mais la fille soumise, elle fait quoi? J’veux dire, oui elle va l’écouter elle a pas le choix elle est soumise, mais est-ce que tu prends les devant avec ce genre de gars ou vraiment tu le laisse TOUT contrôler ? Je veux pas non plus qu’il fasse tout et moi rien, donc qu’il croit que je suis poche. J’ai jamais eu de gars comme lui dans ma vie et je veux pas avoir l’air d’une nulle au lit. Le jour où on fera du cul je veux pas qu’il soit déçu mais je me demande vraiment comment réagir a ses gestes. As-tu déjà eu des clients comme ca? Sais-tu pourquoi ils agissent comme ca ? Le gars est super normal, bonne famille, bonne job, mais coté sexe, il est un peu plus trash. Merci mille fois à l’avance de m’avoir lue! Je ne savais pas à qui m’adresser :\ Prends bien soin de toi et de ta petite princesse :)

Mélodie: Hello Caroline!

Sois pas gênée! En tout cas, wouah, disons que vous êtes très cool le mec et toi d’être aussi directs et francs l’un envers l’autre! C’est rare je crois de connaître autant les envies de l’autre avant de les euh subir? Ou eu de les expérimenter?

En tout cas, si c’est toujours comme ça avec lui, s’il ne peut pas avoir de plaisir autrement qu’en aimant ça très rough, je trouverais ça plate un peu – on n’aime pas toute ça rough tout le temps, non? Mais sinon, si tu apprécies ses envies et veut jouer à ça toi aussi, ça peut être très excitant! C’est à toi de juger jusqu’à quel point tu es prête à être soumise. Faut pas te sentir mal de dire stop à n’importe quel moment du jeu (ou de trouver une façon coquine de dire stop- d’hab les gens se trouvent un code pour ne pas avoir à dire stop, – genre « Rouge ! » ou « Thé glacé sans calorie ! » – , vois si tu as à l’aise ou non avec ça, ou trouve une manière plus subtile de dire non – genre lui lécher l’intérieur des narines).

Je n’ai jamais eu de clients comme ça. Mon mec est habituellement dominant, mais il ne sort pas toutes les semaines les palettes en cuir, et il ne me gifle ni ne m’insulte tous les soirs. Parfois, c’est moi qui sors une palette et je me donne la fessée devant lui, pour l’exciter. En fait, tu peux simplement lui dire un truc comme “Ah j’ai gaffé aujourd’hui, j’ai mal passé l’aspirateur…” ou lui montrer accidentellement un bout de sein ou l’absence de petites culottes sous une robe pour qu’il trouve un prétexte pour te traiter de salope et te punir. Si tu croyais aimer ca, et finalement tu ne mouilles pas, arrête. Il ne te trouvera pas nulle, puisque tu as essaye de s’ouvrir a ses fantasmes – mais s’il te trouve nulle, il est chiant. Faut pas se forcer à aimer avoir une main autour de son cou si on préfère baiser à quatre pattes, sur un lit, avec bisous dans le cou. Tu peux aussi ne rien faire, que l’écouter, et lui montrer que tu es super obéissante. C’est dur de deviner si l’autre veut qu’on gueule ou qu’on reste toute silencieuse, a se mordre la langue.

Bisous! Have fun!


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