Archives de la catégorie ‘Alexandre La Graine’

Tous les 23 novembre

décembre 10, 2013

 

moiécureuils

Nous ne savons pas quand nous nous sommes vus pour la première fois, c’était le mois d’août, après une semaine à Santa Monica pour moi, après une semaine à Tremblant pour lui. J’ai oublié la date de notre première sortie au restaurant, c’était sans doute au mois d’août aussi, ou en septembre. Je sais toutefois que c’est fin novembre, le 23 novembre, il y a huit ans, que j’ai choisi d’aller vivre avec lui, et donc, comme ça, c’est le 23 novembre que nous célébrons notre couple.

La première année, il a dû vouloir rompre vingt fois. J’ai pleuré souvent, les pieds gelés, collés contre un radiateur, en retirant la pelure de clémentines, que je bouffais comme si c’était ce que j’avais besoin pour oublier la peur de le perdre, je mangeais des clémentines et je tentais de boire de la vodka à la framboise sans avoir envie de vomir.

Les autres années aussi, il a dû vouloir rompre quelques fois, et moi aussi, sans doute, mais je préfère oublier, sans clémentine ni vodka, je ne retiens que le bien, que ses bras toujours aussi bons pour s’y blottir, que ses envies, que les miennes, que nos cris, nos plaisirs, son foutre qui coule encore sur mes cuisses par surprise, trente minutes après avoir baisé, ou le lendemain, je suis obligée de me changer pour lui, de changer de culotte, pour son foutre, pour le tenter, toujours, je ne retiens que le bien, de lui et de moi, le poisson qu’il cuisine pour moi, nos promenades pour aller nulle part, nos enfants, les chapeaux qu’il laisse trainer.

Fin novembre, cette année, mes parents sont venus garder et je suis sortie avec Alexandre Le Grand. C’était une belle soirée, avec ses amis et plein de bruits et plein de drinks et plein de robes scintillantes au début, puis, après c’était juste nous, et des sushis et le silence et la nuit.

J’en ai parlé ici.

Caleçon multicolore à agencer absolument

juin 10, 2013

??????????

Une des raisons pour laquelle j’aime mon mec et qu’il me fait rigoler: il agence ses caleçons et ses bas. Quasi tous les jours.

Se faire comparer à un moine par son amoureux

avril 18, 2013

   vikings

Subject: Journée de fou
From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson

Journée de fou mais je t’aime.

Subject: Poils
From: Mélodie Nelson
To: Alexandre Le Grand

Pauvre chou, courage! Moi je viens de tenter de me raser la chatte. Je pense que je n’ai pas trop bien réussi…ma chatte a sûrement l’air plus ridicule que bien tondue. Ne juge pas trop ce soir.

Subject: Re: Poils
From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson

Lol, tu es comme le moine qui se coupe le crâne avec maladresse dans l’émission Vikings!!!!!

Subject: Re: Re: Poils
From: Mélodie Nelson
To: Alexandre Le Grand

Fuck! Tu vas me faire pleurer. Je ne me raserai plus jamais.

Remède contre la tristesse

avril 8, 2013

Un dimanche soir sur deux, Alexandre Le Grand reconduit Belle-Fille Princesse chez sa maman, après un weekend de carpaccio, de bicyclette dans la ruelle et de chansons de Jean-Louis Aubert.

Quand il revient il a toujours l’air très triste.

Ce soir, quand il est arrivé, il y a environ une heure, il s’est collé contre moi, son visage sur mon épaule.

-          Oh tu as besoin d’un câlin, han?

D’une voix de petit gars qui fait pitié, il a dit :

-          J’aurais surtout besoin que tu me suces la graine.

L’amour aujourd’hui ou pour la vie

février 13, 2013

melon

Avant, quand il n’était pas sûr d’aimer toujours, il m’écrivait je t’aime aujourd’hui, et je mangeais des clémentines, le corps presque trop mince contre un calorifère, dans un condo sans meuble, dans un condo en attente de nous.

Quand il m’écrit je t’aime pour toute ma vie, maintenant, je sais que ce ne sont pas des mots que n’importe quel amoureux aurait pu m’écrire trop rapidement, je sais qu’il connait ces mots, qu’ils ont été durs pour lui, qu’ils sont peut-être parfois encore durs pour lui, quand je parle bêtement à sa fille de huit ans, ou quand il souhaite vivre ailleurs, deux fois par année, je ne sais pas pourquoi, ça lui arrive, de vouloir partir, avec ou sans moi, de tout recommencer, comme si c’était possible, de tout recommencer.

Je ne peux pas m’imaginer recommencer quoi que ce soit sans lui.

Un orgasme comme déclencheur

octobre 10, 2012

Mes seins étaient contre la poitrine de mon chou, quand la terre a tremblé hier, à minuit passé. Nous étions couchés, j’étais par-dessus lui, il venait de se vider, et pendant un instant, alors que moi je croyais que la sécheuse des voisins était détraquée, lui pensait avec fierté que son orgasme avait déclenché un tremblement de terre.

De nouvelles petites culottes bientôt

août 10, 2012

Oh man. J’aimerais passer une journée à boire du vin, lentement, du rosé, du blanc sec peut-être, le rouge je le laisse à Alexandre Le Grand, au lit, à manger, au lit aussi, à me raser la chatte et à me la faire manger après. Je voudrais donner un weekend Mini Fée à mes parents, même si je suis contente de claironner n’importe quand que je ne vois pas la nécessité de lui donner un biberon, même si Mathieu Gratton vient demander mon opinion quand j’attends l’autobus, discutant avec une gentille dame, ma chérie contre moi, dans son porte-bébé, l’animateur de télé vient me demander ce que je pense d’un nouveau produit qui réchauffe le lait, dans le cadre de l’émission Le banc d’essai du peuple, et je dis « Euh c’est bien, mais le sein, c’est mieux. » et il me dit « Évitons un nouveau débat. », mais en fait, je veux pas de débat, les mamans font ce qu’elles veulent, c’est que c’est vraiment plus facile, de sortir un sein et de le donner direct à Mini Fée, je n’ai pas besoin d’un biberon qui réchauffe le lait pour les ballades en forêt.

Je voudrais bien porter de beaux soutifs, qui ne s’ouvrent pas, qui font juste me coller et me remonter les seins bien haut dans le cou, je voudrais bien porter mes robes, en acheter des nouvelles, avoir des seins qui sortent et qui donnent envie, je les aime, mais les porter libres, comme ça, dans des t-shirt au col qui s’agrandit, ça commence à me fatiguer, faudrait que je passe quelques journées topless avec de jolies culottes, et je me trouverais à nouveau super sexy – oh oui, demain au lieu de magasiner un nouveau pyjama pour Belle-Fille Princesse, je vais m’acheter des petites culottes too much jolies et je vais les porter avec classe même quand les stores ne seront plus fermés pour la nuit.

Demain, je photographierai mes petites culottes, je les enverrai en texto à mon mec, et je les mettrai plus tard ici, et je toucherai mes seins devant le miroir comme je le faisais avant, pour mesurer leur lourdeur, pour me répéter qu’ils sont à moi et qu’ils sont parfaits, je les toucherai avant d’endormir ma chérie, et de rejoindre Alexandre Le Grand, un verre de rosé à la main, pas pour toute la journée, mais à huit heures du soir, ou huit heures trente si Mini Fée est surexcitée et qu’elle veut toucher toutes les peintures et icônes sur les murs. Ce ne sera pas au lit que je le boirai, ce sera devant le téléviseur, je l’avalerai et après, je prétexterai un changement de chaîne et je me mettrai à quatre pattes, je n’aurai plus de short, plus de jeans Guess ou de robe couleur pastel, je serai en petite culotte, et je la tasserai sur le côté, pour montrer mes petits trous à mon chéri.

Chocolatine et bulles

août 9, 2012

Chaque été, nous célébrons l’anniversaire de Belle-Fille Princesse avec une pinata remplie de bonbons, à attaquer sans frapper de gamins. Cette année, il y avait près cinquante personnes au chalet, toutes affamées et assoiffées après être restées un minimum de deux-trois heures dans le trafic. Colin avait amené des croissants aux amandes avec lui, certain d’arriver au petit déj, mais il est finalement arrivé alors que l’après-midi était déjà bien entamé.

J’ai passé l’après-midi à reluquer des verres de vodka-Red Bull sugarfree, à faire des bulles de savon à vaisselle, à trouver tout le monde très chou en maillot de bain, à être tellement tellement heureuse que Mini Dée aie un crush sur le gros toutou bouvier bernois de ma copine Isadora et à remercier mes petits frères d’amener tous les enfants en bateau pour faire du wakeboard. Le chéri de Sarah Lee en a fait, malgré sa peur de l’eau, et il a ainsi découvert son inner surfer.

Quand Mini Fée s’est couché, j’ai obligé Richard à ouvrir des bouteilles de mousseux et je me suis assise avec Alexandre Le Grand, sous un parasol, avec de la citronnelle sur notre peau, nous avons parlé de littérature érotique, de Kofi Annan et du voyage à Paris de Charlène. Colin, triste qu’une copine dessinatrice soit partie, a demandé aux neuf-dix personnes qui restaient si quelqu’un avec du pot. Personne n’en avait, alors il s’est versé un verre de pinot noir, et je lui ai demandé s’il voulait partager une chocolatine avec moi.

Photo: Vera Rivken

Changhong et de la chance

juillet 26, 2012

Nous avons décidé de partir à Cuba sur un coup de tête, sans savoir si j’allais retrouver mon passeport facilement dans le désordre de l’appartement, ni si Mini Fée allait apprécier les vagues et les petits poissons sur ses pieds, le sable collé sur sa peau et les voix étrangères qui nous réveillent au petit matin.

J’ai lu d’excellents conseils sur comment voyager avec un bébé, j’ai oublié de faire comme la fille qui se prend en photo all the time dans les toilettes en avion, nous avons bu des smoothies aux fruits de la passion tous les jours, Mini Fée adorant ouvrir grand la bouche pour y accueillir le liquide si froid de melons et d’ananas si frais, nous avons écouté de mauvaises émissions de télé quand Mini Fée dormait – aux deux-trois heures, sous le soleil, elle s’endort rapidement -,  nous avons rigolé de la marque de la télévision – Changhong, voir que ça existe pour vrai un nom de marque comme ça – , et un touriste voulait toujours nous montrer une étoile de mer au moment même où Mini Fée chiait son déjeuner, la classe, nous n’avons pas vu d’étoile de mer finalement.

Ça m’a inspirée une chronique pour Canoé et l’envie de partir deux mois dans un autre pays, genre la Thaïlande ou le Vietnam ou le Brésil, encore juste avec Mini Fée et Alexandre Le Grand, à vivre à un autre rythme que le mien, celui du soleil et des siestes de ma petite chérie.

Lundi oui oui oui: célébrités et prostitution

juillet 10, 2012

Man, mon mec est quasi fâché contre moi parce que je n’ai pas divisé trois poutines dans quatre assiettes assez rapidement. Oh well, il est parfois bizarre quand il ne boit pas avec moi – je l’ai laissé à la Succursale il y a trois heure pour coucher notre merveille au lit.

Je sais bien qu’il me pardonnera d’être lente et pas efficace quand je le sucerai plus tard. Et je le pardonnerai d’être chiant parce qu’il n’est pas si chiant et qu’il a plein de trucs plates dans la tête (des histoires de Belle-Fille Princesse intimidée à l’école Joseph-Henrico) et que son foutre goûte bon (la crème anglaise, souvent).

Voici ce que j’aime presque autant que de boire une Pom Pom Girl à la Succursale :

Écouter The Killing avec un chaton qui miaulait à ma fenêtre. Bataille de fusils à eau avec des voisins au chalet. Partager des fraises avec Mini Fée. Jenny Morgan. Me confier sur l’oreiller. Manger des olives et parler de saumons avec mon frère Gabriel. Article qui démontre que les lois anti-clients de travailleuses du sexe, c’est de la bullshit. « The female narcissist is dangerous to patriarchy because she obviates the desiring male subject (loving herself, she needs no confirmation of her desirability from him. » Amelia Jones à propos de Hannah Wilke. 5 à 9 avec des copines et un Jew Chouchou et trop de fromage. Cours d’auto-défense à partir d’objets d’un quotidien typiquement féminin – magazine, stiletto, peigne. La sexologue Julie Marceau, membre de l’AFS : « Vouloir abolir la prostitution c’est vouloir abolir les putes, donc c’est contre les putes. » Kefta sur barbecue. Poses de célébrités vraiment étranges (celle de Rose McGowan est cute!). Cahier pour citer son enfant.

Love y’all! Bonne semaine!


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