Archive for the ‘alcololo’ Category

Pouvoir et virilité alcoolisés

juillet 25, 2011

Chaque année, depuis trois ans, mes frères, Alexandre Le Grand et moi organisons un méga party au chalet.  Mon mec et sa fille aînée cuisinent pendant toute une journée quelques plats : ceviche aux pétoncles, crevettes marinées, terrine de porc, et grosses saucisses à pénétrer du pain baguette. Je regarde les plats, et je regarde les caisses de bières qui s’accumulent, et je me demande si je vais faire une crise en étant obliger de me contenter de thé glacé sans sucre et d’eau Perrier.

Quarante personnes fêtent sur la terrasse, dansent sur le quai, fument des joints sur le balcon et laissent tomber leurs cigarettes dans les arbustes. J’entends un mec parler d’un nouveau collègue, avec qui il lunche tous les midis: « Et là il me dit d’arrêter de lui parler des cyclistes du Tour de France, parce qu’il sait tout sur eux et que si je me risque à le défier avec une question, il me vient dans le visage. Là je lui dis qu’il ne doit plus jamais utiliser le mot venir, sperme, et mon visage, dans la même phrase. Il me demande pourquoi. Je lui dis que ça fait trop gai. Et il m’annonce qu’il est gai. »

Trois mecs parlent à une blondinette, vêtue d’une robe légèrement défraîchie Joshua Perets. D’autres installent déjà leurs tentes, pour y dormir plus tard. Ma copine Betty sirote un verre de rosé pendant une heure, me racontant ses aventures avec une femme qui fait d’excellentes tartes à la rhubarbe et des too much bons cunnilingus. Vers vingt-deux heures, ma copine m’embrasse, me disant qu’elle doit retourner chez elle, car elle doit se lever tôt pour un shooting photos le lendemain. J’en profite pour aller m’étendre un peu au lit, souhaitant me reposer, me limer les ongles, et me caresser le ventre.

Dix minutes plus tard, mon cellulaire sonne. Betty est paniquée : « Je suis dans un fossé. Je me suis trompée de chemin et en voulant reculer, je suis tombée. J’ai réussi à sortir de mon auto, mais elle est très instable. » Je vais chercher Alexandre Le Grand et nous allons rejoindre Betty. Elle est dans un chemin privé, presque direct dans la forêt, en mini short blanc. Je la prends dans mes bras : « As-tu entendu? J’ai l’impression qu’un loup ou un chasseur fou pourrait arriver d’un moment à l’autre. Nous sommes dans un film d’horreur. » Alexandre Le Grand ne peut rien faire, sauf nous assurer qu’il n’y pas de chasseur fou ici. Nous appelons une dépanneuse, puis Betty nous raccompagne au chalet, pour boire une tisane calmante à la camomille, écouter un épisode de Modern Family, et dormir dans le lit d’un de mes frères.

À une heure du matin, je me glisse sur le balcon. Alexandre Le Grand m’accueille en ouvrant ses bras. Il a les yeux tout rouges et il me montre fièrement une sucette à la tequila qu’il veut sucer : « Tu vois, il y a un gusano emprisonné dedans. Ce ver-là donne pouvoir et virilité. » Il répète très fort : « Pouvoir et virilité! » Trois-quatre-cinq autres fêtards l’imitent. Je glousse comme une poulette, et je danse avec Alexandre Le Grand, avant de lui dire que je trouve que la musique est nulle : « Tu veux pas aller faire un tour de pédalo avec moi? On pourrait s’arrêter sur l’île, imiter le cri des huards, baiser dans les hautes herbes? » Il fait juste me regarder avec ses yeux tout rouges : « Pouvoir et virilité! » Je l’embrasse : « Bonne nuit chéri. »

Du vin dans la salle d’attente en obstétrie

juillet 7, 2011

J’avais un rendez-vous à l’hôpital aujourd’hui – tout va bien y’all, j’ai une future joueuse de soccer qui craque pour Brigitte Fontaine dans le ventre. Et dans la salle d’attente, il y avait une pile de revues gratuites. Cellier. Genre la revue sur les vins et alcools fins. Genre la revue que j’ai feuilleté en bavant. Genre que j’ai trouvé vraiment plate mon eau gazéifiée aux pamplemousses après. Grrr.

Cali, anus et bisous

juin 19, 2011

Je bois de l’eau gazéifiée avec ma copine Isadora, au restaurant Garage, avant de rencontrer son bébé bouvier bernois pour la première fois. Il est super chou et pas du tout trauma de s’être fait attaqué par un petit chien laid au parc à chiens. Je caresse son bébé bouvier, prends des photos d’Isadora, de ses seins et de son chien, et ensuite je me rends en autobus jusqu’au métro McGill.

Je téléphone mon mec qui m’apprend qu’il est encore chez Holder, parce que Sadek a pris quinze minutes pour choisir un vin. Je l’attends, assise, tout près de la scène où Cali commence son spectacle. Dix minutes passent et Alexandre Le Grand arrive avec Sadek et Jonathan, se pointant direct devant moi, sa queue, cachée dans ses jeans, direct a la hauteur de mon visage.

Je constate en deux secondes que les trois mecs sont saouls. Ils parlent de pets, ils hurlent «Johnnnyyyy! », ils fantasment sur la chatte serrée de la guitariste accompagnant le chanteur. Au moment où Cali fait un cœur a l’aide de ses deux mains, mon mec l’imite et gueule : « Il fait un anus! Il fait un gros anus ouvert! Johnnnyyyyyy! »

Une fille saute sur la scène, se colle à Cali, le fait tomber à genoux, par-dessus elle, ils s’embrassent, il lui laisse chanter quelques paroles. Deux autres filles les rejoignent, c’est fou, et chaud, et courageusement amusant, je suis pas capable de m’imaginer faire pareil, même célib, j’ai envie d’un hot dog, ou d’un café latte, et que Cali reprenne son micro. Alexandre Le Grand me prend la main, il me fait danser, et il m’embrasse, en me demandant si je me suis rasée la chatte aujourd’hui.

En amour avec un orignal et des gommes Bazooka

juin 14, 2011

Je prends un café avec mon mec, après son travail. Il reçoit un appel de son copain Sadek. Il me demande si je veux souper avec Sadek, et je dis « Oui, mais je dois aller me changer, je suis gelée et tu auras le temps de me prendre contre le comptoir de la cuisine si nous partons maintenant. »

Nous rejoignons Sadek au Philémon. Je porte une culotte pour pas que le foutre d’Alexandre Le Grand coule sur mes cuisses. Nous buvons rapidement un drink. Sadek dit qu’il a trop faim. Je me remets du rouge sur les lèvres et nous marchons sur la rue Saint-Paul, en regardant les menus des restaurants. Nous entrons dans un restaurant français, mon mec bouffe une olive avant de déclarer que le menu est trop pourri. Sadek se met quasi à genoux pour implorer Dieu qu’il reste de la place chez Holder. Il cruise deux filles qui viennent tout juste d’obtenir une table, elles nous invitent à nous asseoir avec elles. Je mange du ravioli au homard et nous partageons des desserts. Nous parlons des romans de Caryl Ferey, de l’Afrique et du Grand Prix. Sadek nous confie que présentement il a plus de plaisir avec sa main gauche qu’avec sa copine.

Nous sortons. Alexandre Le Grand me pince les seins en espérant que du colostrum tache ma robe American Apparel. En taxi, nous nous rendons à l’Espace Griffintown, pour un party Puma. Mon frère Philippe nous y accueille, avec des filles enjouées et en mini mini short. Alexandre Le Grand et Sadek s’enfilent des shooters aux fruits et à la tequila. Je bois de l’eau vitaminée, et je me fais une réserve de gommes Bazooka au bar à bonbons. Nous regardons les filles trop belles, les mecs à grosses lunettes noires et à t-shirt Free Ass, en jouant des parties de babyfoot et de hockey sur table. Je gagne une partie de hockey sur table, parce qu’Alexandre Le Grand compte trois fois dans son propre filet.

Sur le dancefloor, a écouter We Are Wolves, Sadek se sent comme lorsqu’il était étudiant a l’Université Laval, a faire la fête entoure de petits culs à croquer. Mon frère Gabriel arrive avec trois copains, déjà sérieusement saouls. Ils me touchent le ventre sans oser me toucher les boules, merci guys. Alexandre Le Grand tente de piquer une tuque Puma, mais Philippe la lui retire. Alexandre Le Grand caresse mes cuisses et m’invite à le suivre à l’appartement : « J’ai faim. Je veux une poutine au bacon et écouter des émissions connes à Canal Vie. »

Saké, Thaïlande et robes de bal

mai 16, 2011

Pas de petite culotte sous ma robe à licou

Des filles parlent des boutons qu’elles ont sous les seins à cause de la chaleur. Des touristes se demandent s’ils ont envie de manger belge ou asiatique. Une fille dit qu’elle veut boire jusqu’à oublier sa bouche charcutée par un chirurgien. Je relève un peu ma robe à licou, découvrant mes ballerines beiges, et j’entre au Philémon, en pensant que je me bourrerais bien de sushis et de saké, moi.

Je cherche Alexandre Le Grand. Je me faufile entre des robes sombres et des escarpins et des verres tenus par des doigts bagués de turquoise. J’entends Alexandre Le Grand qui m’appelle. Je lève la tête, je lui souris, et près de lui, à son oreille, je murmure que je ne porte pas de petite culotte sous ma robe. Il en profite pour répéter à voix haute mes propos. Je rougis, et je me présente à un de ses collègues, Mikolaj, récemment arrivé au Québec. J’embrasse aussi Sadek, et je lui souhaite un joyeux anniversaire d’avance. Il me dit que ses filles lui ont promis de faire le souper le lendemain et que même s’il les trouve gentilles, il craint de devoir commander de la pizza après. Je rigole et je lui dis que j’ai déjà raté un souper d’anniversaire parce que je n’avais pas vérifié si j’avais tous les plats et ingrédients nécessaires, et que finalement j’avais demandé piteusement à Alexandre Le Grand de commander de la pizza aussi.

La beauté des filles qui peuvent se permettre des souliers à talons hauts

Je m’asseois sur un canapé en cuir foncé. Alexandre Le Grand m’offre un Virgin Bloody Ceasar. Je regarde les cinq-six filles près de nous, elles sont jolies. Alexandre Le Grand suit mon regard, il me dit que c’est moi la plus belle, et je hausse les épaules. Des plumes oranges aux oreilles, ma longue robe satinée, mes tétons durs, et ma peau légèrement doré, je me trouve belle aussi, mais ce n’est pas pareil, je ne pourrai pas passer l’été en short, à montrer fièrement mon petit cul, parce que je n’aurai pas un petit cul cet été, et pas de sandales à talons de quatre pouces pour arquer mes jambes de nymphette. J’embrasse Alexandre Le Grand : « Si je pars avant toi ce soir, tu peux cruiser comme tu veux, et regarder comme tu veux aussi, tant que tu me répète que c’est vraiment moi, quand tu reviendras à l’appartement, c’est vraiment moi la plus belle. »

Sadek s’assoit à mes côtés. Il touche mon bras, passe la main sur ma joue : « C’est toi la plus belle. Qu’est-ce que tu fais avec mon meilleur ami ? » Je le pousse en rigolant, et Alexandre Le Grand vient s’asseoir entre nous. Il termine sa bière, et quand il se relève, pour parler à un autre copain, Mikolaj prend sa place. Il me parle de sa femme qu’il voit peu, car elle travaille de nuit, de sa cousine qui habite en Thaïlande, de son envie d’avoir un enfant mais de sa crainte de ne plus avoir la liberté de partir en weekend à Boston sur un coup de tête. Nous parlons de nos films préférés et je lui demande s’il a vu un film trop dramatiquement drôle, Killer Condom. Il secoue la tête, me dit qu’il tentera de le trouver à la Boîte Noire.

Bière sans alcool et fellation

Je commande une bière sans alcool, et je vérifie deux-trois fois si elle est vraiment sans alcool, parce qu’à chaque fois que j’en bois, j’ai l’impression que je me saoule anyway. Alexandre Le Grand revient avec une fille aux joues roses à son bras, vêtue d’une robe de Valérie Duhaime qui lui va too much bien. Elle joue avec un bracelet en argent en nous parlant, puis en voulant s’asseoir, elle tombe sur les genoux de Sadek. Elle se retourne vers lui, il tend les bras, la prend contre lui, refuse qu’elle s’asseoit différemment. Elle dit : « Je pensais que tu étais gai. »

Enfoncée dans le canapé, je continue à regarder autour de moi, ça serait mentir que de dire que je n’ai plus envie de sushis ou de saké, mais je me sens bien, tout le monde est beau, le serveur est craquant, et je suis près de gens que je peux écouter ou non, et à qui je peux dire que je vais gravement sucer mon mec plus tard, ou que je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas une activité parfaitement respectable que d’essayer des robes de bal sur la rue St-Hubert, à vingt-six ans, pendant toute une journée.

Le rouleau de papier de toilette comme object fascinant à photographier

avril 17, 2011

Maintenant que je ne peux plus me photographier avec un drink sucré et alcoolisé dans les mains, j’ai choisi de me photographier dans les toilettes des bars où je bois des Virgin Bloody Ceasar.

(Là c’était un jeudi soir, au 701, après avoir regardé la file devant le Philémon et d’avoir dit à mon mec et à son copain Sadek, un insomniaque qui aime fantasmer sur des danseuses-boire des bières sur la gallerie de mon appartement-rire de moi quand je parle aux chats dans la rue, que je préférais être dans le bar à moitié vide d’un hôtel.)

Tango et fellation au Vieux Dublin

mars 24, 2011

Il y a une semaine, en l’honneur de la St-Patrick, j’ai bu ma première bière sans alcool, j’ai porté des bas collants trop verts, j’ai écouté un band irlando au Vieux Dublin, j’ai écouté un mec parler de sa nouvelle montre, j’ai écouté un autre mec raconter qu’il répond toujours tout nu à la porte – ça fait le bonheur ou la frousse des livreurs de pizza et des Témoins de Jéhovah -, j’ai proposé à Alexandre Le Grand de prendre des leçons de tango, et de se faire sucer, dans les toilettes, après avoir terminé ma deuxième Becks sans alcool, et j’ai rigolé en écoutant un autre mec dire qu’il n’a pas besoin de s’habiller en vert, lui, il a les yeux verts, ça suffit comme ça.

Partie de jambes en l’air dans une bouteille

mars 11, 2011

Maintenant que je ne peux plus aider Alexandre Le Grand à terminer toutes les bouteilles (damn le vin sent encore meilleur depuis que je suis en cloque), nous devons absolument utiliser des bouchons. Je lui en ai trouvé un en forme d’ange, et un autre en forme de diable, par Jonathan Adler. Mais je craque aussi pour ceux-ci, que j’ai vus lors d’une virée shopping au Sexe Cité avec ma copine Mariposa.

Un million de semaines sans martini

mars 7, 2011

Un livre qui me sauve la vie présentement (même si j’ai avalé SANS FAIRE EXPRÈS un shooter cette semaine) : Newly Non-Drinking Girl’s Guide to Pregnancy. Les mockails proposés sont tellement chous que j’oublie qu’il n’y a pas d’alcool dedans. Mais sans joke, ça ne me manque pas tant que ça, l’alcool. Tant que je peux manger des cheeseburgers et des gâteaux au fromage.

J’ai aussi parlé récemment de livres avec Chloé Savoie-Bernard et Élisabeth de Niverville, les animatrices d’une webtélé originale, Baise-Livres. J’y parle du livre que j’ai quasi honte d’avoir lu au complet. Ma copine Anita m’a envoyé le commentaire le plus merveilleux du monde, après avoir regardé quelques secondes de l’entrevue : « J’ai eu le temps de voir que wow fuck t’es belle dans ça. J’serais toute gouine de toi genre. » Love her, encore plus que les mocktails.

Baise-Livres : http://www.youtube.com/watch?v=7Me1hhhRiq4 et http://www.baiselivres.com/

Les rondelles d’oignons, je les ai mangées le lendemain, au lit

janvier 18, 2011

Je hèle un taxi, les orteils recouverts de neige parce que j’ai eu la brillante idée de sortir avec des souliers à bout ouvert. Je retire mes souliers dans le taxi, j’indique au chauffeur l’adresse du Houston, et je tente de me réchauffer, en frottant très fort mes pieds.

Au Houston, je crois comprendre Alexandre Le Grand me dire que c’est la fête à Gabriel. Je me penche vers lui : « Happy Birthday! » Il me dit que ce n’est pas son anniversaire, que c’est dans un mois : « I’m going two weeks in Austria, then I go and celebrate my birthday in Cuba. » Alexandre Le Grand lui assure qu’il sera plus populaire auprès des Cubaines que des Québécoises.

J’avale un martini trop rapidement, parce que les mecs veulent aller dans un autre bar. Nous marchons jusqu’au Confessionnal. Je dis que je meurs de faim : « Je n’ai pas eu le temps de manger, j’ai terminé mon shooting avec Pascal Ratthé assez tard. » Alexandre Le Grand me commande un gin tonic avec un bout de concombre à grignotter. Je peux attendre encore deux heures avant de m’évanouir.

Nous nous déplaçons vers le fond du bar. Alexandre Le Grand appelle Sadek, qui promet de passer avec Colin : « Il me montre des vidéos de gars qui vomissent après avoir senti des pets et après j’arrive. » Un mec m’arrête et me dit que mes souliers verts sont très chouettes. Je le remercie, et je me détourne. Le mec est crissement saoul et je ne peux pas parler avec des mecs crissement saouls si je ne suis pas saoule moi aussi. Il prend mon bras, me tire vers lui. Il sort son Blackberry de ses pantalons mal cousus : « Who are you? Give me your number. » Je refuse. Il soupire : « Give me your cellphone, I’ll write down my number. » Je lui dis que je n’ai pas de cellulaire et il me crie que je suis useless.

Je bois et je danse jusqu’à une heure du matin, un mec me renverse son drink sur moi, un autre m’appelle princesse, je tombe avant de me rendre au vestiaire, et je retombe à l’appartement, quasi en pleurs, demandant à Alexandre Le Grand de me confirmer que je suis plus princesse que useless. Il m’aide à me déshabiller, dépose ma robe sur une chaise, mes bas collants aussi, et m’amène jusqu’au lit, dans ses bras, pendant que je délire sur mes boucles d’oreilles, des rondelles d’oignons et le nombre de bières que j’ai bu juste parce qu’elles étaient devant moi au Confessionnal.

Pour voir d’autres superbes photos de Pascal Ratthé : http://www.modelmayhem.com/608791


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