Archive pour la catégorie ‘alcololo’

Une sortie avec une robe trop longue et deux blondinettes inconnues

mai 24, 2010

Sangria, dents blanches et Barcelone

Ma maman vient me rejoindre à Montréal, sur une terrasse. Elle commande de la sangria, et moi un Bloody Ceasar, et nous parlons de notre amour des frites pendant trente minutes avant d’en commander enfin. Elle me dit que ma grand-maman est fière de moi, qu’elle m’a trouvée belle et sérieuse à la télévision, qu’elle a appelé deux fois à la maison pour en discuter avec mes parents. Moi j’ajoute : « Et j’avais les dents extra blanches, tu as remarqué? »

Je lui demande si elle a des nouvelles de mes frères, en vacances à Barcelone. Ils se prennent en photo tous les jours avec une sorte de bière différente dans la main, et ils ont un teint de latino craquant. Vers vingt heures, ma maman est fatiguée, elle doit se lever tôt le lendemain pour un parcours en biclyclette de cent kilomètres, dans les Laurentides. Je la raccompagne au métro, prête à rentrer ensuite sagement chez moi.

Bretelles spaghetti et rendez-vous dans un bar snob

Je croise deux blondinettes, en camisole à bretelles spaghetti, elles me prennent le bras : « Pardon, on ne vient pas de Montréal et on doit rejoindre un mec au Vauvert, tu peux nous indiquer ou est ce bar? » Je marche avec elles, j’ai chaud, ma robe est trop longue, je voudrais prendre ma paire de ciseau à ongles qui traîne dans ma sacoche et couper vingt centimètres de tissu. Les chicks se présentent, « Mélissa de Charlemagne » et « Virginie, secrétaire médicale ». Mélissa me raconte qu’elle a rencontré ce mec trop cool sur un site de rencontres, mais c’est la première fois qu’elle teste ce genre de rendez-vous. Elle amène sa copine avec elle en souhaitant qu’elle frenche un joueur de hockey pendant qu’elle, elle demandera à son futur mari c’est quoi son passe-temps préféré et le nom de son parfum.

Sur la rue McGill, je les laisse devant le Vauvert. Elles m’offrent de rentrer avec elles, j’accepte mais je les préviens que je déteste cette place, trop pleine de gens qui pensent qu’il n’y a rien de plus tendance que de ne pas sourire et d’avoir l’air de s’ennuyer, dans des fringues à cinq milles dollars pièce. Mélissa contacte son mec, il arrive avec un kir royal pour elle. Il est beau, il a des lèvres comme celles d’un mec dans True Blood et une chemise blanche. Super rapidement, Virginie et moi nous nous retrouvons toute seule et elle me donne raison : « J’ai l’air de plus m’amuser quand je suis toute seule dans mon sous-sol et que je mets un peu plus de vodka que de jus de canneberges dans un verre. »

Règle importante à suivre: ne pas me donner de coups de sacoche

Nous tentons de faire semblant d’être aussi snobes que les autres filles, mais nous en sommes incapables, pouffant de rire tous les trente secondes. Je fais remarquer à Virginie que la deejay est super jolie, mais que les chansons style j’avais-vingt-ans-dans-les-années-80 sont pas assez rythmées pour danser. Nous donnons des coups de coude aux filles qui nous donnent des coups de sacoches Louis Vuitton et nous quittons le Vauvert, pour trouver un taxi qui nous laissera glander sur la rue Saint-Laurent.

Porno vintage et à gogo

Nous nous arrêtons au Laïka, pour boire une pinte de cidre et écouter du Portishead remixé, puis nous regardons le cover de revues pornos vintage, dans la vitrine d’une boutique kitsch, puis nous nous rendons au Bifteck, puis au Gogo Lounge. Je prends la main de Virginie et nous dansons sur une table, avec un martini-gin à renverser sur ma poitrine. Je lui pointe un couple, au comptoir, la fille est divine, tout en courbes, et habillée dans une tenue émeraude style espionne-russe-déguisée-en-waitress-de-snack-bar. La fille tourne autour de son mec, et le touche partout, sans se cacher, comme si elle tentait d’exciter tout le monde, comme ça, généreusement, dans le bar, je la regarde, et elle ne me voit pas, elle continue de toucher son mec, la bouche grande ouverte, gourmande, et vermeille, je la trouve très belle, dans son exhibition, je n’ai même pas envie de lui faire compétition en mordant les tétons de Virginie.

Je cherche mon portefeuille dans ma sacoche Rachel F, et j’y trouve un dernier billet de vingt dollars. J’embrasse Virginie, nous nous souhaitons une belle fin de soirée : « Mélissa vient de m’écrire, elle est dans une chambre à l’hôtel Saint-Paul avec son mec, il est sous la douche depuis dix minutes. » Je prends un taxi et chez moi, je me déshabille, je sors un sac de chips, je cherche la télécommande, je me demande si je peux boire un autre drink sans m’évanouir, et finalement, je pose la tête sur l’oreiller, et je m’endors, la lumière encore allumée.

Je devrais être obligée de passer un alcootest avant de faire quoi que ce soit

mai 22, 2010

Ce qui arrive quand je bois trop de vin rouge, de mojitos et de vodka-jus d’orange et que je souhaite par-dessus tout me faire des pâtes à trois heures du matin : je fais bouillir l’eau et je m’endors et je me réveille et la casserole a fondu sur le four encore allumé. Gosh.

Mais quand je suçotte un gland, je pense pas à ma promo

mai 12, 2010

À mon lancement au Gymnase, j’étais trop heureuse et tout s’est passé trop vite, en compagnie de copines et de copains extras qui aiment la barbe à papa, de ma famille, de l’équipe de Transit Éditeur et d’Emo, le chien Husky mascotte de l’équipe de Transit Éditeur, d’une escorte qui sentait la vanille, de mecs qui tripaient sur les bas de nylon, de journalistes, d’une stripper qui avait des ongles trop beaux, et de certains d’entre vous, chers  lecteurs toujours lovely. J’ai reçu des biscottis homemade de la part de Sarah Lee, des fleurs de ma cousine aka la-plus-belle-fille-au-monde, une bouteille de vodka glissée subtilement dans ma sacoche rose sirène d’une fille trop chouette et sexy, et un dossier Cundum des Minutes Pontificales Sur Le Préservatif d’un blondinet cochonnet.

La journée d’après, je participais à un Yullblog spécial blogueurs sexxxys à la Quincaillerie, j’ai bu des mojitos et signé des seins et un torse poilu, admiré le décoletté de Miss Klektik, parlé de vodka Ketel One avec deux mecs trop cools, et d’Anne-Marie Losique avec un mec encore plus fan que moi de la pretty business girl, et Thoma Daneau s’est quasi dénudé complètement sur une table en bois, afin que je lui donne Escorte. J’ai léché une sucette, qu’un admirateur pas secret a remis sous son papier d’emballage, afin d’avoir ma salive tout près de lui forever. Je ne lui ai pas dit que j’étais enrhumée.

Demain, jeudi le 13 mai, je vais être de 16h00 à 18h00 à la boutique PlanetX, au 1963 Frank Carrel, à Québec, pour une séance de dédicaces. Ensuite je participerai à l’émission Radio XXX animée par Mario Tremblay, sur les ondes de Choi.

Je vous attends à Québec mes chous! Bisous! (Et merci pour vos encouragements, vous êtes tous merveilleux!)

Stripper de la Quincaillerie : http://www.mieuxconnaitre.com/

Sucette bien sucée : http://homme-cherche-femme.blogspot.com/2010/05/je-veux-etre-un-sucon.html

Seins signés au Rouge Revlon : http://gingembre1.wordpress.com/page/2/

Fabulous décolleté : http://miss-klektik.blogspot.com/

Défi niveau pipi-caca-cul

mai 12, 2010

Au Bar Inc, sur la rue Mont-Royal, je bois un gin tonic pendant une heure, mon manteau en faux cuir encore sur les épaules, pas possible de dévoiler mes supers seins comprimés dans ma robe de la boutique Le Château, parce que j’ai froid malgré mon sang de bûcheronne-fausse aristo-pétasse. Mon mec me met au défi de me mettre un doigt dans le cul. Je vais à la salle de bain, je rigole devant le tableau noir, parfait pour les grafitis éphémères. Je nettoie mes mains, je mouille mon majeur et je me le rentre doucement. Je le mets sous mon nez, il sent rien, ni le foutre ni la merde, je me le rentre à nouveau dans le cul, et je sors, pour montrer que je suis peut-être une frileuse, mais que je sais bien relever les défis.

Vin, déguisements, et fente bien doigtée

mai 9, 2010

Betty retire son chemisier noir satiné, lentement, bouton rond par bouton rond, en regardant les tasses et les assiettes et les ustensiles dans l’évier. Elle me montre, sur son omoplate, un nouveau tatouage, une fée superbe, aux cheveux très très longs, et à la bouche plus rouge que mon rouge à lèvres Revlon. Je caresse son dos, je lui dis I should get one soon, but I know I’ll get scared and I don’t know if anyone voudrait venir me tenir la main while I’m getting inked.

Betty retient ma main et la fait glisser sur sa taille, no worry babe, I’ll go with you and if you don’t cry, je te donnerai la plus grosse sucette ever. Elle remet son chemisier. Je prends la bouteille de vin qu’un copain m’a recommandé, un Barbera d’Alba 2007, et je me verse un verre. Je m’asseois sur le comptoir en marbre de sa cuisine, les fesses mouillées par de l’eau ou des gouttes de vin ou de la mouille qui coule de ma chatte à mon cul. Betty remplit à nouveau son verre aussi, elle me raconte qu’elle a trop bu hier soir, avec un mec qu’elle a rencontré sur un site de rencontres. Elle dit dès que je l’ai vu, je savais que j’allais pas baiser avec lui, il m’attendait au restaurant, et je l’ai embrassé, et j’ai vu ses mains, I didn’t like them, and pendant toute la soirée, je m’imaginais ses mains sur moi et I was disgusted, encore plus quand il a commencé à se toucher la queue en me parlant de la mère de son ex girlfriend.

Elle prend ma main et m’entraîne vers sa chambre. Elle ouvre sa garde-robe et elle lance des t-shirts trop serrés, des robes de boutiques de designers torontoises, et des bustiers de chez Il Bolero. Elle me donne une robe qu’elle ne porte plus, I wore it at last year Bal en Blanc, and now I have too many kilos en trop, I can’t wear it anymore. Je dis shut up, mais je me déshabille super vite parce que je trouve la robe blanche en maille trop belle et j’espère qu’elle me fera. Betty est trop généreuse, elle recoud et repasse les vêtements qu’elle donne à ses copines à toutes les semaines.

Betty repousse ses deux chats, couchés sur son lit, et s’étend sur la couverture, pour me regarder. Je saute sur son lit, je lui demande is it hot, elle se redresse, s’accroche à mes jambes, et me fait tomber sur elle. Je rigole et je lui dis I’m so tired, I need to drink more if tu veux que je te lèche pendant trente minutes, slutty. Elle me pince une fesse avec ses longs ongles manucurés, je sursaute, slutty, slutty, je rigole encore plus et je l’embrasse, doucement, parce que personne peut se montrer trop sauvage avec Betty, elle est une petite poupée qu’il faudrait caresser des heures, qu’il faudrait caliner en léchant chacun de ses doigts pour deviner lesquels elle se rentre dans la chatte pour se faire jouir.

Elle passe une main dans mes cheveux, elle me pousse vers ses jambes, ouvertes, sa jupe, couverte de poils de chats, retroussée jusqu’au nombril. Je caresse distraitement son clito, j’ai envie de lui fourrer ma langue dans la chatte, mais j’ai aussi envie de lui rentrer un gode, face à sa garde-robe, en me demandant quelle autre robe serait parfaitement ajustée à mes cuisses et à mon petit cul bombé.

Pour des suggestions de vin total excellentes, faut lire David Santerre : http://maverik.ca/article/bieres-vins-et-spiritueux/l-equilibre-parfait

Vodka, golden shower et morsures

avril 22, 2010

Une copine m’avait recommandé un monastère en Grèce, une autre m’avait gentiment donné un liste de livres sur le moment présent, le calme, la capacité à s’ouvrir aux petits bonheurs (je jouis pas encore en me mettant du shampoing dans les cheveux, mais je suis toute joyeuse à chaque fois que je réussis à me faire du café – ne me demandez pas depuis quand je sais en faire, please).

Même si j’étais pas dans un monastère en Grèce, je me suis bien amusée et ressourcée dans un monastère dans la région de Lanaudière. Je m’étais amenée de la vodka, thank God, j’ai rencontré une fille à saouler, dès la deuxième journée, à genoux dans le potager. En boyfriend jeans et sandales, même s’il faisait dix degrés, elle regardait un crapaud. J’ai essayé de l’attraper avec elle, nous voulions l’adopter, le baptiser, et faire de lui la mascotte bien aimée du monastère. Nous n’avons pas réussie. Mais j’étais trop charmée de la voir avec de la terre entre les orteils.

Au monastère, nous devions garder le silence. Nous pouvions participer à des activités comme laver la vaisselle, ou assister à des messes et des chants religieux, à l’église attenante. Ça ne me dérangeait pas, le silence, sauf quand je suis arrivée et que je me demandais si de ma petite chambre, mon vibro allait se faire entendre par tous les pensionnaires. Pas question d’utiliser mes doigts, je suis trop lente et dépendante des sextoys pour ça. J’utilise mes doigts juste quand je veux goûter ma mouille et du foutre en même temps.

Marie-Christine et moi nous placotions à voix basse, dans la chambre de l’une, puis dans celle de l’autre, nous avons aussi écrit sur nos corps, au lieu de parler, comme j’avais déjà fait, il y a dix ans, lors d’un sleepover chez une copine aux yeux d’Inuit sexy. Elle était au monastère parce qu’elle voulait oublier ses trente ans, et ne pas se payer une thérapie, juste croire en Dieu, soudainement, pour être mieux. Elle a pissé devant moi en me parlant de sa nouvelle coiffeuse, son ancienne, qu’elle adorait et qui lui faisait une teinture magenta parfaite, sortait avec son ex. Too bad la teinture magenta parfaite, Marie-Christine ne tenait pas à voir sur le bureau de sa coiffeuse des photos de son ex qui donnait à manger une bouchée de sushi à sa coiffeuse. Je lui ai demandé si elle regrettait plus sa coiffeuse ou son ex, en désirant me ronger les ongles pour la millième fois de la journée. Elle m’avait répondu, en s’essuyant la chatte avec un carreau de papier de toilette trop rude, mon ex avait vraiment une belle queue, mais il préférait se faire jouir dans la douche plutôt que dans ma bouche.

Vendredi soir, nous avions tenté de dormir dans le même lit à une place, mais je suis une dormeuse chiante, je kicke et je repousse, la vodka me rend violente, sans jus de fruits pour l’accompagner. J’ai dit à Marie-Christine, un peu à la blague, je te lèche et je te pince et j’essaie de te fister et après tu vas dormir toute seule. Elle s’est levé d’un bond, a retiré son pyjama Hank Paul, et s’est placée à califourchou par-dessus moi. J’ai embrassé ses lèvres et enfoncé un doigt dans sa bouche, trop rapidement, elle s’est étouffé comme si elle gaggait à cause de la queue de son ex. Je lui ai demandé si je pouvais lui tirer les cheveux, elle a accepté, et j’ai tiré, en lui demandant de se mettre à quatre pattes sur le lit.

J’ai jamais été agressive, avec aucune fille, mais j’étais fatiguée, frustrée de n’avoir qu’un sextoy pour m’amuser depuis quelques jours, et j’avais envie de rien ressentir sauf le droit d’être hyper chiante. Je lui ai écarté les jambes, je l’ai léchée pour m’assurer qu’elle était bien mouillée et toute excitée, elle a gémi et c’était un gémissement gêné, et je lui ai rentré trois doigts d’un coup, puis un quatrième, et j’ai fouillé sa chatte. J’ai réussi à mettre le pouce, mais je n’ai pas poussé plus loin, je voulais pas la déchirer. Je lui ai mordu les fesses, et je lui ai demandé à quoi elle pensait, quand elle se faisait jouir.

Elle m’a dit qu’elle pensait tout le temps aux toilettes super sales du restaurant ou elle travaille, ça l’excite de penser à tous les serveurs qui pissent mal, sur la cuvette, ou à côté, sur le sol, elle voudrait bien qu’ils lui pissent dessus, elle leur tournerait le dos, et plaqueraient ses mains contre le mur couvert de grafitis vulgaires. Je l’ai mordue plus fort en me promettant de ne jamais lui remettre mon numéro de téléphone.

Je suis lovely toute nue avec des pendantifs martini aux oreilles

mars 28, 2010

            

Après avoir passé la soirée dans une cabane à sucre, à Mirabelle, à boire des bières chaudes, à angoisser en écoutant ma grand-maman-pas-de-cou remarquer que les grand-pères trempés dans le sirop d’érable ça ressemblait à des gros testicules bien pleins, à caresser des moutons, et à regarder Claire la blondinette se faire monter par un Bouvier Bernois (really, il acceptait les caresses d’un millier d’enfants, mais elle, il l’attaquait all the time après avoir sniffé un peu trop son entre-jambe), je me remets du rouge sur les orteils et je sélectionne sur Etsy.com des bijoux à l’effigie de ce que je préfère dans le monde entier parfois (entre dix heures pm et deux heures am) : l’alcool.

          

Pina Colada dans un thermos et chatte qui sent les accracs de morue

mars 20, 2010

 

J’arrive quasi toujours à l’heure quand j’ai un rendez-vous, c’est une habitude que j’ai prise parce que ma maman voulait rouler en auto sur quiconque arrivait en retard, et parce que lorsque j’étais escorte, un retard de quinze minutes pouvait coûter trente dollars. Je vois Sarah Lee, déjà près du guichetier du métro Sherbrooke, avec ses fausses lunettes à monture plus hot que toutes les lunettes présentées dans le dernier numéro de Loulou.

Nous nous embrassons, elle me dit qu’elle porte pas ses baskets, juste pour faire plus coquette pour moi. Elle me tend son thermos. Je prends une gorgée, ça goûte sucrée, j’adore. Elle me dit que c’est du pina colada, elle en fait tout le temps, depuis trois-quatre mois environ, depuis son retour d’un road trip au Mexique.

Nous marchons sous la pluie, mes bottes grises résistent pas du tout à l’eau, nous nous trompons de rue, et nous arrivons au café Fushia, gelées, prêtes à bouffer tous les cupcakes à la vanille qui se trouvent sur le comptoir avant même de s’asseoir au bout de la table que nous offre de partager un couple d’anglos.

En buvant du thé à l’orange et le reste du pina colada dans son thermos, Sarah Lee me parle de sa plante qu’elle a baptisée Rita, elle a besoin de graines de café pour tuer toutes les bactéries qui l’attaquent. Je suis pas surprise du tout qu’elle baptise ses plantes, ma copine est une hippie qui a envie de s’exiler dix fois par année en Alaska pour vivre avec des ours polaires et faire pousser des tomates dans des jardins intérieurs. Elle dit tu sais Claudia, à la librairie, elle vient de rompre avec son mec, elle supportait pas qu’il bande juste si elle lui foutait pas plein de poudre sur ses fesses en le traitant de petit bébé.

Nous allons une après l’autre dans la salle de bain du café Fushia, Sarah Lee en profite pour mettre une perruque mauve, que j’avais porté lors d’une pièce de théâtre au cégep (je me rentrais une bouteille de dissolvant dans la chatte, en parlant de suicide, c’était super marrant, avec une perruque de poupée travestie sur la tête). Le couple d’anglos rigole en voyant Sarah Lee et ils commencent à parler de vaginites et de syphilis, comparant différentes statistiques médicales. Ça me donne légèrement mal au cœur, je prends une gorgée de thé, et je vais à la salle de bain me remaquiller.

Nous quittons le café, après avoir pris cent photos comme des touristes japonais, pour continuer à boire, au Réservoir, tout près. Pas classes, nous retirons nos souliers et nous plaquons nos pieds contre le calorifère, pas question de chopper un rhume quand le printemps arrive aussi soudainement. Nous commandons des verres de Szarlotka, un drink à la vodka et aux pommes, et Sarah Lee s’applique sur les mains une crème qui sent trop bon, à la keratine et à la vitamine E. Je regarde un homme qui promène un chien vraiment pas beau, je me détourne après deux secondes, je croise le regard de l’homme et je me sens coupable de pas avoir eu l’air de trouver super exceptionnel son chien aux poils frisés et couleur boue, alors je recommence à fixer le chien, pendant que Sarah Lee me dit qu’elle s’est réveillée ce matin avec Jude Law qui se crossait entre ses fesses. Elle dit c’était bon mais je voulais qu’il me baise, je voulais être contente de me réveiller moi aussi, et il n’a pas eu le temps de rentrer dans ma chatte, il a joui dans mon dos, je me sentais toute collante, il s’est excusé, et il a commencé à me parler du mariage de sa sœur, je suis obligée de porter une robe orange et brune, parce que je suis une demoiselle d’honneur, c’est pas possible me demander ça.

Je tire ma robe Guess couleur charcoal, je veux pas montrer tout de suite mes fesses aux autres clients du Réservoir. Je me remets du gloss au melon d’eau sur les lèvres, et je pince mes tétons avec les barrettes que je mets dans mes cheveux. Ça fait longtemps qu’Alexandre Le Grand n’a pas menacé de m’arracher les tétons d’un coup de dents. Ça me fait frissonner de penser à ses morsures, je pourrais presque inviter Sarah Lee dans la salle de bain juste pour la supplier de me mordre, quelques secondes, j’en ai trop envie, tout de suite.

Quand je reviens, Sarah Lee est en train de commander des accracs de morue et du calmar frit, je lui demande si elle croit que les chattes sentent plus le poisson quand elles sont souvent bourrées, ou plus rarement. Elle dit mon papa vient de m’appeler, il a réparé mon ordinateur et il en a profité pour m’imprimer trente pages sur l’entretien des ordinateurs, personne est comme mon papa, personne oserait penser que je suis capable de me taper trente pages sur un truc emmerdant comme ça. Elle remet ses souliers, ses chaussettes sèches, et elle me tend un de ses pieds, je peux pas croire qu’il y a des mecs qui se branlent en regardant juste des pieds, mais j’accepterais tout de Jude Law, même qu’il porte une couche.

One week ago avec une sucette au bubble gum entre mes lèvres glossées

février 22, 2010

lecture : Marisa Acocella Marchetto, Cancer Vixen

gaffe de la semaine : parler à une gentille géante de son chat que je trouve trop mignon, mais qu’elle a euthanésié la veille

Année du Tigre et du Pit Bull dévoreur de chats

Depuis deux ans, Sarah Lee organise un souper pour le Nouvel An chinois, parce qu’elle est juste trop cool et qu’elle est plus du genre à célébrer la Journée du Lait de Soya que l’Arrivée du Messie. C’est la première fois que j’y participe, et cette année, c’est chez Rachelle. J’arrive la première, je m’extasie devant son coussin avec une face de chien cousue dessus, Rachelle me dit qu’elle l’a acheté pour deux dollars chez Urban Outfitters, et elle prépare une salade, pendant que je lui parle de ma nouvelle bête, Marquis, un pit-bull d’un an et demi battu par son ancien maître, un pit-bull tout tendre même quand il détruit une dizaine de jouets-qui-font-squeaky-squeaky en trente minutes. J’imagine Marquis dormir collé contre ma chatte Paprikalicious dans un siècle environ.

Sarah Lee et Praline arrivent avec de l’emmenthal, du gruyère et des jelly beans au martini. Praline essaie mes bottillons rouges, et elle annonce qu’elle est trop fatiguée de sa journée passée au palais de justice, à dessiner des criminels, pour se saouler ce soir. Elle trinque quand même au chardonnay avec nous et je demande à Sarah Lee si elle a des potins de librairie à me raconter. Elle dit que tout le monde est plate, qu’elle désespère un peu d’être encore là, elle dit j’ai pas de talent, je peux pas faire autre chose, je comprends rien à mes cours, j’apprends tout par cœur, je suis déprimée, c’est le mois de février, et je dois porter du orange et du brun au mariage de la sœur de mon chéri Canadien Anglais. Elle commence à râper le fromage à toute vitesse. Je lui dis ta gueule, tu sais bien râper le fromage, c’est un talent ça, et tu as la plus belle peau du monde, tu poses de meilleures questions que Christiane Charrette quand tu décides d’être extra curieuse, tu sais faire des sushis en deux fois moins de temps que moi, et tu prends des belles photos d’oiseaux morts. Praline ajoute et tu as des cheveux cannelle.

Hula-Hoop et testament pour les stars avant leur trentième année

Sarah Lee contourne le comptoir de la cuisine et me touche les seins, est-ce qu’ils ont grossi little pea. Je lui dis non, tu me demande toujours la même chose, c’est parce que tu vois bien mes tétons tout durs à travers ma robe que tu penses qu’ils ont grossi. Elle les touche encore un peu, et elle dit je veux que tu écrives dans ton testament que tu me donnes cette robe-là ok. Jude Law arrive, avec des hula-hoop homemade et son t-shirt mauve I love my wife. Je regarde les seins de mes copines qui se déhanchent avec le hula-hoop qui se balance contre leurs hanches, je me ressers un verre de chardonnay, et je parle du film sur la vie de Gainsbourg, déjà au cinoche en France. Patrice me dit Laetita Casta est super belle en Brigitte Bardot, ostie Brigitte Bardot maintenant elle est vraiment laide, les stars comme ça elles devraient mourir avant leur trente ans. Je lui donne un coup sur l’épaule, Sophia Loren, elle, elle est belle même à soixante-dix ans et elle n’a pas l’air d’être trop charcutée par les chirurgiens.

Crème au chanvre et chlamydia dans les yeux

Praline s’assoit devant moi, à la table, elle met du confit d’oignons sur un morceau de pain. Rachelle confie que c’est son papa qui fait son épicerie. Sarah Lee rajoute de l’eau du robinet dans son hula hoop pour qu’il soit plus lourd. Elle se fout de la crème au chanvre sur les mains et les fait sentir à tout le monde. Nous mangeons ensuite de la fondue au fromage, je compte les morceaux de pain que je grignotte, je veux avoir le ventre plat pour me sentir excitante toute nue après, et je parle des nains dans la porno avec Patrice, qui remplit généreusement mon verre de vin à chaque fois que je le termine, entre deux phrases sur les éjaculations faciales, elles peuvent propager la chlamydia quand le sperme rentre dans les yeux, les baises dans une piscine ou sous la douche, et les recettes de soupe indienne à base de lait de coco. Sarah Lee dit moi je veux baiser dans un lac mais mon Canadien Anglais veut pas parce qu’il y a des algues desfois.

Mimer le boxing day et un marteau dans les culottes

Jean-Michel arrive à vingt-et-une heure, il fume une cigarette sur le balcon avec Praline, pendant que nous commençons une partie de Cranium. Je fais la chiante, je dis je ne veux pas jouer, je suis pourrie aux jeux de société, mais Sarah Lee m’oblige à participer, en me touchant encore les seins, je suis total hypnotisée par ses mains qui sentent le chanvre. Je dois mimer l’expression boxing day, je donne des coups dans le vide, et Patrice ne devine pas ce que je mime, je me verse plus de vin blanc et je grogne. Sarah Lee épelle le mot professionnel, et Rachelle confie qu’elle donne trente gouttes par jour d’un produit homéopathique à son mec, sans qu’il ne le sache. Elle nous amène la bouteille, Sarah Lee crie mais c’est pour augmenter sa libido, et Rachelle dit je veux faire l’amour plus qu’une fois par jour, sans sentir que je le viole, je veux un bébé, comme mes voisins, ils ont une petite fille qui se met plein de boucles dans les cheveux et un petit gars qui fout tous ses outils de construction dans ses culottes et il prend une grosse voix de trucker quand il parle.

Je quitte avec une sucette à la bubble gum dans la bouche, pour échapper à la délicieuse torture de grossir de dix kilos en mangeant les gauffres au chocolat de Sarah Lee et Jude Law, je ne veux que me faire bourrer par une queue maintenant, pas par des trucs trop sucrés pour ma ligne de drunkaholic.

Sucer des queues de billard comme activité familiale

février 14, 2010

Bain tourbillon et bière cheap

La blondinette de mon frère sort avec des copines ce soir, elle se fait poser des rallonges capillaires et teste des gloss brillants, avant d’aller en limousine dans un bar à trente minutes de chez elle. Philippe me propose de sortir avec lui, je cherche dans le livre Montréal Kitsch des idées de sorties autres que celles dans un bain tourbillon d’un motel à Longueuil, et je l’appelle en insistant pour qu’il m’accompagne au Café Chrétien de Montréal, il refuse, et je propose la Taverne Miami, le bar supposément le plus crade de la ville. Je lui lis des commentaires super positifs que j’ai trouvé sur un site web : most revolting beer experience I’ve had in a while, they passed of a drip tray in a pitcher as fresh beer from a keg while I was watching them, I don’t know why it exists, I love this bar, this place is super chill if you like needles, punks and flat beer, this place has an odor…a cross between vomit, booze and hair, its patrons are almost as dirty as its bathrooms, the only way this bar would be worse is if it were filled with lecherous old drunk on wine.

Philippe me demande comment il devrait s’habiller, je lui dis avec un gros collier bling bling de rappeur, ou un t-shirt qui sent la sueur et les boules à mites. Je m’imagine déjà avec des bouts de cerveaux sous mes talons hauts, et j’enfile des skinny jeans noirs cloutés, je me sens wannabe brute. Je suis toute déçue, arrivée devant la taverne, de voir qu’elle est fermée. Je m’excuse mille fois à mon frère et nous gelons trop pour aller ailleurs que l’autre côté de la rue, au St-Laurent Frappe, un bar plein de chicks de McGill avec des babyface de pétasses gâtées et des tables de billards et de babyfoot.

Les anglos presque encore pubères dansent mal sur Akon et Pitbull

Je fais semblant de sucer une queue de billard, parce que je ne suis pas capable de frapper des boules même si un million de mecs ont déjà tenté de m’enseigner la technique de comment-bien-tenir-la-queue-de-billard-et-viser-ailleurs-que-dans-le-ventre-de-la-personne-derrière-moi-qui-échappe-trois-daiquiris-sur-sa-blouse-satinée-blanche, mon frère est super découragé de moi, il regarde les résultats d’un match de basket, il m’avoue qu’il a gagé et perdu trente dollars, je lui paie une pinte de blonde et nous regardons des anglos danser sur une chanson d’Akon. Je lui demande s’il s’ennuie de sa blondinette, pendant la semaine, parce qu’ils étudient chacun dans une ville différente. Il dit que oui, mais il en profite pour étudier plus qu’il ne l’a fait pendant ses cinq ans au cégep, il joue au badminton, et même quand il croise des filles presque aussi hot que Claire, avec des seins ronds et extra serrés dans des petites camisoles Garage, il ne les invite pas à son appartement, il se crosse sous la douche avec du shampoing pas bio dans les mains, en pensant à la fois ou il a baisé sa blondinette dans une cabine d’essayage du Sears, alors qu’elle essayait des soutifs à balconnets.  

Les boules anales vibrantes m’excitent plus que les gros cornichons juteux

Nous allons chez Schwartz parce que dès que je bois plus qu’une bière, j’oublie soudainement que je ne dois pas ingérer plus de mille calories par jour. Je reçois un texto d’une copine enceinte et cochonne, elle me demande si je veux qu’elle m’achète des boules anales vibrantes, lors d’une soirée style Tupperware érotique. Toute excitée, je donne mon gros cornichon et le reste de mon sandwich au smoked meat à mon frère, et je me rends aux toilettes. Je texte Anouchka, mes skinny jeans noirs aux chevilles, en me rentrant un doigt dans mon petit cul tout propre, puis je laisse mon cellulaire sur un rouleau de papier de toilettes encore emballé, et je me frotte le clito d’un doigt, tout en continuant à doigter mon petit cul rapidement. Je jouis rapidement, j’ai le cul total sensible ces jours-ci, trop bien ouvert et baisé.

Je pige dans l’assiette de frites de mon frère, je lui dis que j’aimerais bien partir en voyage avec lui, au retour de Mark, mon autre petit frère, parti étudier en France jusqu’au mois de mai. Nous parlons du Brésil, des putes brésiliennes qui lancent des verres de rhum et coca sur les touristes, des plages, des carnavals, des maillots de bain que je planifie commencer à acheter tout de suite, et des filles que lui et Mark se sont tapées toute la semaine, lors de notre dernier voyage familial, il y a déjà au moins six-sept ans, en République Dominicaine, pendant que moi, je lisais des romans d’Alexandre Jardin en mouillant devant des mecs qui jouaient au water polo avec des casques de baignade ridicules.

Je m’appuie contre mon frère pour sortir du restaurant, nous entendons un serveur encourager un client européen à donner un plus gros pourboire, et nous sortons en rigolant, encore gelés par le froid, je prends son bras, très fort, et je lui promets que s’il accepte de boire une autre bière avec moi, je ne sucerai pas de queue de billard au St-Laurent Frappe.