Archive pour la catégorie ‘alcololo’

Les rondelles d’oignons, je les ai mangées le lendemain, au lit

janvier 18, 2011

Je hèle un taxi, les orteils recouverts de neige parce que j’ai eu la brillante idée de sortir avec des souliers à bout ouvert. Je retire mes souliers dans le taxi, j’indique au chauffeur l’adresse du Houston, et je tente de me réchauffer, en frottant très fort mes pieds.

Au Houston, je crois comprendre Alexandre Le Grand me dire que c’est la fête à Gabriel. Je me penche vers lui : « Happy Birthday! » Il me dit que ce n’est pas son anniversaire, que c’est dans un mois : « I’m going two weeks in Austria, then I go and celebrate my birthday in Cuba. » Alexandre Le Grand lui assure qu’il sera plus populaire auprès des Cubaines que des Québécoises.

J’avale un martini trop rapidement, parce que les mecs veulent aller dans un autre bar. Nous marchons jusqu’au Confessionnal. Je dis que je meurs de faim : « Je n’ai pas eu le temps de manger, j’ai terminé mon shooting avec Pascal Ratthé assez tard. » Alexandre Le Grand me commande un gin tonic avec un bout de concombre à grignotter. Je peux attendre encore deux heures avant de m’évanouir.

Nous nous déplaçons vers le fond du bar. Alexandre Le Grand appelle Sadek, qui promet de passer avec Colin : « Il me montre des vidéos de gars qui vomissent après avoir senti des pets et après j’arrive. » Un mec m’arrête et me dit que mes souliers verts sont très chouettes. Je le remercie, et je me détourne. Le mec est crissement saoul et je ne peux pas parler avec des mecs crissement saouls si je ne suis pas saoule moi aussi. Il prend mon bras, me tire vers lui. Il sort son Blackberry de ses pantalons mal cousus : « Who are you? Give me your number. » Je refuse. Il soupire : « Give me your cellphone, I’ll write down my number. » Je lui dis que je n’ai pas de cellulaire et il me crie que je suis useless.

Je bois et je danse jusqu’à une heure du matin, un mec me renverse son drink sur moi, un autre m’appelle princesse, je tombe avant de me rendre au vestiaire, et je retombe à l’appartement, quasi en pleurs, demandant à Alexandre Le Grand de me confirmer que je suis plus princesse que useless. Il m’aide à me déshabiller, dépose ma robe sur une chaise, mes bas collants aussi, et m’amène jusqu’au lit, dans ses bras, pendant que je délire sur mes boucles d’oreilles, des rondelles d’oignons et le nombre de bières que j’ai bu juste parce qu’elles étaient devant moi au Confessionnal.

Pour voir d’autres superbes photos de Pascal Ratthé : http://www.modelmayhem.com/608791

Thérapies express au Pina Colada

janvier 6, 2011

« When it comes down to it, I let them think what they want. If they care enough to bother with what I do, then I’m already better than them. » Marilyn Monroe

Cheers au Marilyn Merlot! À vous tous, mais particulièrement à mes copines qui ont été merveilleuses tout au long de l’année 2010, à me proposer des cours de yoga, du Pina Colada dans un thermos, des conversations devant des boites de mouchoirs et des muffins bio, des thérapies express devant une salade thai du Saint-Hubert ou un épisode de The Hills, à babysitter ma chatte Paprikalicious, à me supporter quand j’avais l’impression d’avoir soudainement trois personnalités et deux vies, à excuser mes absences, mes éclats de rires trop forts, mes obsession sur la taille de mes jeans et mon tour de poitrine.

Love y’all. Et je sais que 2011 sera une meilleure année, parce que je ne l’ai pas commencée en filant mes bas de nylon et en priant que je ne vomisse pas tous le champagne rosé que j’avais bu.

Deux bébés Jack Russell en 2011?

décembre 29, 2010

Mes parents m’ont donné un coussin Laissez Lucie Faire pour Noël. J’ai décidé que je n’avais pas le choix d’avoir deux vrais bébés Jack Russell pour matcher avec le coussin. Quelques verres de champagne plus tard, mon frère Philippe a brandi un sac devant moi et il m’a dit que c’était de la coke. Trop fatiguée pour y voir quoique ce soit d’autre que de la neige, je lui ai juste demandé combien ça lui avait coûté. Il m’a donné un coup – mon frère est très physique, il fait des calins à ma maman chaque dix secondes, et moi je récolte les bleus -, puis il m’a fait remarquer que c’était un sac rempli de mini guimauves à ajouter dans une tasse de chocolat chaud.

Quand je suis fatiguée et saoule, je ne suis bonne qu’à flasher mes boules – mais pas en famille – et qu’à manger les chocolatines prévues pour le lendemain matin.

Coussins extra hot : http://www.laissezluciefaire.com/

Je suis presque honteuse de juger les mecs – parfois

décembre 13, 2010

Les mecs sont spirituels

Habillée en étudiante-mixée-à-La-Petite-Maison-dans-la-Prairie, je rejoins mon mec au Vallier. La serveuse ne me reconnaît pas, je ne sais pas si c’est à cause qu’elle me voit pour la première fois ever avec des Converse aux pieds, ou parce qu’elle souhaite faire un black out sur ses tentatives de séduction d’Alexandre Le Grand. Elle me vouvoie. Je commande un martini poire-citron, pendant que Sadek, Léonard et Alexandre Le Grand terminent leur burger au fromage de chèvre. Je suis toute excitée, je leur parle du pit bull qui a passé la journée au bureau, et du mec qui m’a appris qu’il a vu Escorte dans une librairie à New-York.

Je fais goûter mon martini poire-citron à Sadek, et nous nous sauvons au Confessionnal. Un mec que je n’ai pas vu depuis une éternité vient vers moi, je lui saute dans les bras. Il me présente à un de ses copains : « Jessie, je te présente Mélodie. Faut que tu la google. Elle a écrit un livre. » Jessie se penche vers moi : « Mon père a écrit cinq livres de spiritualité. C’est plus difficile à vendre que des livres de cul. Moi je veux écrire des livres de croissance personnelle. J’ai beaucoup voyagé. Je pense que j’ai un cœur typiquement chinois. » Je me détourne et je demande un gin tonic à une barmaid.

Les mecs sont anti-sacoche

Je commence à danser. Ma sacoche est trop lourde, je me plains comme une fillette boudeuse: «Je ne peux pas danser comme ça, parce que j’ai les mémoires d’une dominatrice dans ma sacoche Guess, et ma trousse de maquillage. » Alexandre Le Grand prend ma sacoche dorée et se la met autour du cou. Je rigole. Sur lui, ma sacoche a l’air d’un gros collier bling bling. Un mec pointe Alexandre et lui dit : « Tu peux pas danser avec une sacoche. Tu veux juste pas être vu avec une sacoche. » Je le trouve crissement trop sérieux, le quasi drunk en chemise blanche. Je trouve ça trop mignon, moi, de voir un mec tenir trente secondes la sacoche d’une fille, le temps qu’elle se remette du baume à lèvres, ou qu’elle referme bien la fermeture éclair de ses bottes. 

Les mecs sont charmants quand ils ne savent pas dire Jager Bomb, mais pas quand ils se croient Casanova-évaluateur-d’IMC

Sadek me prend le bras et m’attire vers lui : « C’est quoi les shooters avec de la Red Bull dedans? Ça fait trois fois que j’en demande à la barmaid et elle ne comprend pas. Jager Dager? Guiness Pump? » Je l’embrasse sur la joue : «  Laisse-moi commander. » La barmaid rigole quand je dis: « Des Jager Bomb, please. » Sadek en distribue à tout le monde, et le mec anti-sacoche commence à me parler, en pointant une superbe fille devant lui : « Cette fille là, l’autre gars-là, Léonard, il peut bien la cruiser, moi je l’ai évaluée, je suis vraiment bon pour évaluer le taux de gras et le taux de seins, sans que la fille s’en aperçoit, j’ai beaucoup d’expérience, et elle a l’air belle, mais elle doit pas être satisfaisante toute nue. » Je fais les gros yeux : « Elle a une face de fille chiante, mais elle est belle, et je te jure que tu es pourri pour évaluer subtilement, parce que je devine tes yeux et ta face dans ma craque de seins depuis tantôt. Tu les regardais pas quand j’avais mon cardigan, mais depuis que mes tétons sont tous durs dans ma robe trop légère, tu te demande si je fais du B ou du C. »

Les mecs aiment les filles habillées en bergère punk tant que les filles ont une chatte rasée

Je rejoins Sadek et Alexandre Le Grand devant le deejay, avec d’autres shooters de Jager Bomb. Ils dansent avec une libanaise aux longs cheveux foncés, habillée en chemisier gris à froufrous et jupe taille haute noire. Je trinque avec eux. Alexandre Le Grand dit que c’est dégueulasse, mais il avale quand même. Il caresse ma robe : « C’est tout doux. » Je lui rappelle que ce matin je me suis rasée partout, et que ma chatte doit être aussi douce que ma robe de La Petite Maison dans la Prairie.

Odeur de gras et boules chinoises

novembre 28, 2010

J’appelle mon mec, il ne répond pas, je me demande si je devrais le rappeler dans deux minutes, ou revenir à l’appartement, avec un Big Mac à manger devant un épisode de Hellcats, je le rappelle, il gueule qu’il est saoul et qu’il va aller boire de l’eau et tomber en amour avec de la sauce tartare au Brit & Chips. Je lui dis de m’attendre, j’arrive dans une dizaine de minutes, le temps de me remaquiller dans un taxi.

Je sens le spray tan et le désodorisant aux concombres et le parfum Chloé, et quand j’entre au Brit & Chips, j’ai soudain envie de juste sentir le gras et le vinaigre et la bière extra forte. Bao Quoc est le premier à me voir, il me fait signe. Il se lève pour m’embrasser. Je retire mon manteau en fourrure synthétique noire, et il regarde mes seins: « Si tu n’étais pas avec Alexandre Le Grand, je tenterais ma chance. » Je ris nerveusement, et je lui rappelle que sa copine est superbe, même si elle a un caractère de merde dès qu’il ne fait pas vingt­­-cinq degrés dehors et qu’elle n’a pas de boules chinoises enfonçées dans sa chatte.

Je m’asseois entre Bao Quoc et Silvestre. Nous mangeons et je rigole en écoutant les mecs me raconter qu’ils se sont arrêtés au Holder d’abord : « Alexandre a fait semblant d’être un serveur, il a invité une fille à s’asseoir à une table de mecs, et il a offert des desserts qui n’existaient pas à un couple. » Je fais les gros yeux : « Terrible. On repasse tantôt pour s’excuser? Ou pour inscrire subtilement notre nom sur la liste des réservations? Et pour prendre un dessert qui existe pour vrai dans leur menu? »

Les mecs veulent retourner au Confessionnal, où ils ont déjà bu des litres de Heineken. Un mec à la chemise mouillée de sueur ou d’alcool photographie mon décolleté. Je le regarde, sans savoir si je dois sourire ou lui demander s’il va se branler plus tard les yeux rivés sur ma robe et ma peau pailletée. Je danse sur une chanson de Rihanna, en buvant un gin tonic, et je tombe en amour quelques secondes avec une fille au toupet lui cachant la moitié des yeux. Elle danse avec moi, shakant son cul et levant les bras dans les airs, comme moi – j’adore lever mes bras dans les airs, même si ça montre total que j’ai appris à danser en regardant des vidéoclips de pétasses.

J’ai hâte qu’on me présente autrement qu’en ex escorte

novembre 21, 2010

17 novembre 2010

Avant d’aller au Salon du Livre, habillée d’une robe noir et blanc Boodwär, je lis un article dans Vanity Fair sur le cancer de Christopher Hitchens – It made me wonder if perhaps there was room for a short handbook of cancer etiquette. After all, I have hardly been reticent about my own malady. But nor do I walk around sporting a huge lapel button that reads: ASK ME ABOUT STAGE FOUT METASTASIZED ESOPHAGEAL CANCER, AND ONLY ABOUT THAT. – et je bois une Red Bull avec un peu de vodka au Houston. Je suis nerveuse, sans savoir pourquoi, je me demande si des copies de mon livre seront là, si c’est grave que j’aie oublié d’amener plusieurs tubes de rouge à  lèvres pour des bisous en dédicaces, si je croiserai mes auteurs préférés, si j’aurai le temps de sucer plus d’une sucette à la cerise, je suis nerveuse, parce que je sais que ça ne peut pas être parfait, et parce que j’ai déjà hâte au Salon de l’an prochain, parce que c’est chiant, parfois, être juste une ex escorte.

Obama, mimosa et dauphin coquin

novembre 17, 2010

Juste parce que j’ai été escorte, certaines personnes croient que je suis total pas impressionnable. Pourtant je suis la fille qui ouvre le plus souvent les yeux comme une biche en disant « Pour vrai? Pour vrai? » et qui s’extasie pendant toute une journée sur la photo d’un porc-épic en bottes de pluie.

Mes liens WTF préférés de la journée :

Un dauphin vraiment coquin :http://www.thefrisky.com/post/246-what-a-frisky-dolphin/#comments

Je veux du gloss au mimosa :http://thegloss.com/beauty/lip-elixirs-balm-that-tastes-like-alcohol-greases-your-lips/

Obama en poupée gonflable : http://wtfhub.com/2010/11/10-really-creepy-blow-up-dolls/

J’avale mieux le foutre que les shooters au rhum

novembre 7, 2010

À l’entrée du Edgar Hypertaverne, je prends le journal Rue Frontenac et le Voir, parce que Sarah Lee m’a dit d’y regarder les seins en noir et blanc d’une comédienne qu’elle n’aime pas. Je retire mon manteau, je le dépose sur une banquette et je salue Alexandre Le Grand et un de ses amis, Brian, avant de me diriger vers la salle de bain.

Je vois le deejay, Renart Léveillé, nous nous embrassons, et je vais vérifier si mes tétons sont tout durs et si la pluie n’a pas rendu mes cheveux affreux. Je me remets du gloss, je remonte ma jupe dorée American Apparel dorée sous mes seins et je tente d’avoir une démarche sexy même si je suis en ballerine et non en souliers à talons de trois pouces – je ne m’y habitue pas, je suis faite pour avoir les pieds souffrants dans des souliers de salope.

Alexandre Le Grand me dit que ma jupe ressemble à celle d’une patineuse artistique. Je lui fais une grimace, et je cherche des yeux une serveuse. Brian me présente ses amis, un couple résidant à Montréal depuis fin avril, un mec aux cheveux frisés, et un autre avec des yeux noirs et coquins – je craque, que des Français autour de moi. Le mec aux cheveux frisés demande à Alexandre Le Grand comment il a connu Brian. Alexandre Le Grand répond : « C’est le mec que je payais pour me sucer dans la rue. » La fille, qui joue à écraser des glaçons avec la paille de son verre de Perrier, relève la tête et commence à rigoler comme je voudrais rigoler, et comme je suis sûre que Marilyn Monroe rigolait, d’un rire pétillant et crystallin.

(Moi je ris en faisant parfois des bruits de cochon en rut. Féminité de danseuse de gigues qui se déguise en princesse, oh oui.)

Une serveuse aux gros seins dévoilés par un cardigan détaché nous amène des shooters. Incapable de vider mon verre d’un coup, je donne le reste à Alexandre Le Grand, et je me tourne vers le mec aux yeux foncés : « Je suis nulle pour avaler. Il en reste toujours quelques gouttes. Ou je m’étouffe. Je peux te suivre aux toilettes si tu veux m’aider à être meilleure ? » Je n’attends pas sa réponse, et je fouille dans ma sacoche, pour en retirer des sucettes en forme de queue.

Blogue de Renart: http://www.renartleveille.com/

Croatie, chien à trois pattes et vodka à la mandarine

octobre 26, 2010

 

En mini robe qui ressemble à de la lingerie trop confortable, j’arrive au Houston, cherchant du regard Gaspard et Alexandre Le Grand. Je les embrasse, toute joyeuse de revoir Gaspard, de retour d’un voyage en Croatie. Il nous raconte qu’il a fait garder son bouvier bernois à trois pattes à l’hôtel pour chiens Muzo et ça lui a coûté presque aussi cher qu’un billet d’avion. Je lui demande comment va sa fille, il me répond qu’elle vient d’être acceptée dans l’équipe de cheerleading de son école.

Je caresse la chemise de mon mec : « Est-ce que tu préfère que je garde ma veste ou non ? » Il hausse les épaules et glisse un doigt entre mes boules. Je regarde une Asiatique qui danse contre deux hommes en veston-cravate-pantalon griffés. C’est la seule fille qui sourit dans le bar. Gaspard me demande si je sais quelle SAQ vend de la vodka à la vanille. Je lui dis que je bois maintenant tous les jours de la vodka à la mandarine avec un peu de 7Up. Gaspard dit que je suis vicieuse. Mon mec répond : « Non, pas vicieuse, alcolo. Elle est alcolo. » 

Deux mecs qui se la jouent beaux-gosses-tombeurs-mais-mariés-depuis-dix-ans-et-fidèles donnent des tapes dans le dos de Gaspard et d’Alexandre Le Grand. Un hoche la tête dans ma direction. Je ne suis pas très populaire auprès d’eux parce qu’ils me trouvent trop pétasse. Ils tentent de nous convaincre de les rejoindre sur la terrasse pour prendre un verre avec eux. Gaspard dit qu’il doit aller s’occuper de son chien, et je reste avec mon mec, au bar, à commander un dernier gin tonic à une barmaid super sweet.

Je suis obsédée par mon image de drunkwhorexic

octobre 25, 2010

À 2h00 du matin, quand Anita me quitte après avoir parlé de cupcakes au citron qui ne goûtent rien, de petites bites, de fidélité, de grosses bites, et de mecs qui ne veulent pas baiser les filles quand elles sont menstruées, je ressemble à ça, à m’amuser au lit à me prendre en photo, avec la peau pailletée grâce à l’Huile Prodigieuse Or de Nuxe. Et les dents rouges grâce au vin rouge.


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