Archive de la catégorie «alcololo»

One week ago avec une sucette au bubble gum entre mes lèvres glossées

février 22, 2010

lecture : Marisa Acocella Marchetto, Cancer Vixen

gaffe de la semaine : parler à une gentille géante de son chat que je trouve trop mignon, mais qu’elle a euthanésié la veille

Année du Tigre et du Pit Bull dévoreur de chats

Depuis deux ans, Sarah Lee organise un souper pour le Nouvel An chinois, parce qu’elle est juste trop cool et qu’elle est plus du genre à célébrer la Journée du Lait de Soya que l’Arrivée du Messie. C’est la première fois que j’y participe, et cette année, c’est chez Rachelle. J’arrive la première, je m’extasie devant son coussin avec une face de chien cousue dessus, Rachelle me dit qu’elle l’a acheté pour deux dollars chez Urban Outfitters, et elle prépare une salade, pendant que je lui parle de ma nouvelle bête, Marquis, un pit-bull d’un an et demi battu par son ancien maître, un pit-bull tout tendre même quand il détruit une dizaine de jouets-qui-font-squeaky-squeaky en trente minutes. J’imagine Marquis dormir collé contre ma chatte Paprikalicious dans un siècle environ.

Sarah Lee et Praline arrivent avec de l’emmenthal, du gruyère et des jelly beans au martini. Praline essaie mes bottillons rouges, et elle annonce qu’elle est trop fatiguée de sa journée passée au palais de justice, à dessiner des criminels, pour se saouler ce soir. Elle trinque quand même au chardonnay avec nous et je demande à Sarah Lee si elle a des potins de librairie à me raconter. Elle dit que tout le monde est plate, qu’elle désespère un peu d’être encore là, elle dit j’ai pas de talent, je peux pas faire autre chose, je comprends rien à mes cours, j’apprends tout par cœur, je suis déprimée, c’est le mois de février, et je dois porter du orange et du brun au mariage de la sœur de mon chéri Canadien Anglais. Elle commence à râper le fromage à toute vitesse. Je lui dis ta gueule, tu sais bien râper le fromage, c’est un talent ça, et tu as la plus belle peau du monde, tu poses de meilleures questions que Christiane Charrette quand tu décides d’être extra curieuse, tu sais faire des sushis en deux fois moins de temps que moi, et tu prends des belles photos d’oiseaux morts. Praline ajoute et tu as des cheveux cannelle.

Hula-Hoop et testament pour les stars avant leur trentième année

Sarah Lee contourne le comptoir de la cuisine et me touche les seins, est-ce qu’ils ont grossi little pea. Je lui dis non, tu me demande toujours la même chose, c’est parce que tu vois bien mes tétons tout durs à travers ma robe que tu penses qu’ils ont grossi. Elle les touche encore un peu, et elle dit je veux que tu écrives dans ton testament que tu me donnes cette robe-là ok. Jude Law arrive, avec des hula-hoop homemade et son t-shirt mauve I love my wife. Je regarde les seins de mes copines qui se déhanchent avec le hula-hoop qui se balance contre leurs hanches, je me ressers un verre de chardonnay, et je parle du film sur la vie de Gainsbourg, déjà au cinoche en France. Patrice me dit Laetita Casta est super belle en Brigitte Bardot, ostie Brigitte Bardot maintenant elle est vraiment laide, les stars comme ça elles devraient mourir avant leur trente ans. Je lui donne un coup sur l’épaule, Sophia Loren, elle, elle est belle même à soixante-dix ans et elle n’a pas l’air d’être trop charcutée par les chirurgiens.

Crème au chanvre et chlamydia dans les yeux

Praline s’assoit devant moi, à la table, elle met du confit d’oignons sur un morceau de pain. Rachelle confie que c’est son papa qui fait son épicerie. Sarah Lee rajoute de l’eau du robinet dans son hula hoop pour qu’il soit plus lourd. Elle se fout de la crème au chanvre sur les mains et les fait sentir à tout le monde. Nous mangeons ensuite de la fondue au fromage, je compte les morceaux de pain que je grignotte, je veux avoir le ventre plat pour me sentir excitante toute nue après, et je parle des nains dans la porno avec Patrice, qui remplit généreusement mon verre de vin à chaque fois que je le termine, entre deux phrases sur les éjaculations faciales, elles peuvent propager la chlamydia quand le sperme rentre dans les yeux, les baises dans une piscine ou sous la douche, et les recettes de soupe indienne à base de lait de coco. Sarah Lee dit moi je veux baiser dans un lac mais mon Canadien Anglais veut pas parce qu’il y a des algues desfois.

Mimer le boxing day et un marteau dans les culottes

Jean-Michel arrive à vingt-et-une heure, il fume une cigarette sur le balcon avec Praline, pendant que nous commençons une partie de Cranium. Je fais la chiante, je dis je ne veux pas jouer, je suis pourrie aux jeux de société, mais Sarah Lee m’oblige à participer, en me touchant encore les seins, je suis total hypnotisée par ses mains qui sentent le chanvre. Je dois mimer l’expression boxing day, je donne des coups dans le vide, et Patrice ne devine pas ce que je mime, je me verse plus de vin blanc et je grogne. Sarah Lee épelle le mot professionnel, et Rachelle confie qu’elle donne trente gouttes par jour d’un produit homéopathique à son mec, sans qu’il ne le sache. Elle nous amène la bouteille, Sarah Lee crie mais c’est pour augmenter sa libido, et Rachelle dit je veux faire l’amour plus qu’une fois par jour, sans sentir que je le viole, je veux un bébé, comme mes voisins, ils ont une petite fille qui se met plein de boucles dans les cheveux et un petit gars qui fout tous ses outils de construction dans ses culottes et il prend une grosse voix de trucker quand il parle.

Je quitte avec une sucette à la bubble gum dans la bouche, pour échapper à la délicieuse torture de grossir de dix kilos en mangeant les gauffres au chocolat de Sarah Lee et Jude Law, je ne veux que me faire bourrer par une queue maintenant, pas par des trucs trop sucrés pour ma ligne de drunkaholic.

Sucer des queues de billard comme activité familiale

février 14, 2010

Bain tourbillon et bière cheap

La blondinette de mon frère sort avec des copines ce soir, elle se fait poser des rallonges capillaires et teste des gloss brillants, avant d’aller en limousine dans un bar à trente minutes de chez elle. Philippe me propose de sortir avec lui, je cherche dans le livre Montréal Kitsch des idées de sorties autres que celles dans un bain tourbillon d’un motel à Longueuil, et je l’appelle en insistant pour qu’il m’accompagne au Café Chrétien de Montréal, il refuse, et je propose la Taverne Miami, le bar supposément le plus crade de la ville. Je lui lis des commentaires super positifs que j’ai trouvé sur un site web : most revolting beer experience I’ve had in a while, they passed of a drip tray in a pitcher as fresh beer from a keg while I was watching them, I don’t know why it exists, I love this bar, this place is super chill if you like needles, punks and flat beer, this place has an odor…a cross between vomit, booze and hair, its patrons are almost as dirty as its bathrooms, the only way this bar would be worse is if it were filled with lecherous old drunk on wine.

Philippe me demande comment il devrait s’habiller, je lui dis avec un gros collier bling bling de rappeur, ou un t-shirt qui sent la sueur et les boules à mites. Je m’imagine déjà avec des bouts de cerveaux sous mes talons hauts, et j’enfile des skinny jeans noirs cloutés, je me sens wannabe brute. Je suis toute déçue, arrivée devant la taverne, de voir qu’elle est fermée. Je m’excuse mille fois à mon frère et nous gelons trop pour aller ailleurs que l’autre côté de la rue, au St-Laurent Frappe, un bar plein de chicks de McGill avec des babyface de pétasses gâtées et des tables de billards et de babyfoot.

Les anglos presque encore pubères dansent mal sur Akon et Pitbull

Je fais semblant de sucer une queue de billard, parce que je ne suis pas capable de frapper des boules même si un million de mecs ont déjà tenté de m’enseigner la technique de comment-bien-tenir-la-queue-de-billard-et-viser-ailleurs-que-dans-le-ventre-de-la-personne-derrière-moi-qui-échappe-trois-daiquiris-sur-sa-blouse-satinée-blanche, mon frère est super découragé de moi, il regarde les résultats d’un match de basket, il m’avoue qu’il a gagé et perdu trente dollars, je lui paie une pinte de blonde et nous regardons des anglos danser sur une chanson d’Akon. Je lui demande s’il s’ennuie de sa blondinette, pendant la semaine, parce qu’ils étudient chacun dans une ville différente. Il dit que oui, mais il en profite pour étudier plus qu’il ne l’a fait pendant ses cinq ans au cégep, il joue au badminton, et même quand il croise des filles presque aussi hot que Claire, avec des seins ronds et extra serrés dans des petites camisoles Garage, il ne les invite pas à son appartement, il se crosse sous la douche avec du shampoing pas bio dans les mains, en pensant à la fois ou il a baisé sa blondinette dans une cabine d’essayage du Sears, alors qu’elle essayait des soutifs à balconnets.  

Les boules anales vibrantes m’excitent plus que les gros cornichons juteux

Nous allons chez Schwartz parce que dès que je bois plus qu’une bière, j’oublie soudainement que je ne dois pas ingérer plus de mille calories par jour. Je reçois un texto d’une copine enceinte et cochonne, elle me demande si je veux qu’elle m’achète des boules anales vibrantes, lors d’une soirée style Tupperware érotique. Toute excitée, je donne mon gros cornichon et le reste de mon sandwich au smoked meat à mon frère, et je me rends aux toilettes. Je texte Anouchka, mes skinny jeans noirs aux chevilles, en me rentrant un doigt dans mon petit cul tout propre, puis je laisse mon cellulaire sur un rouleau de papier de toilettes encore emballé, et je me frotte le clito d’un doigt, tout en continuant à doigter mon petit cul rapidement. Je jouis rapidement, j’ai le cul total sensible ces jours-ci, trop bien ouvert et baisé.

Je pige dans l’assiette de frites de mon frère, je lui dis que j’aimerais bien partir en voyage avec lui, au retour de Mark, mon autre petit frère, parti étudier en France jusqu’au mois de mai. Nous parlons du Brésil, des putes brésiliennes qui lancent des verres de rhum et coca sur les touristes, des plages, des carnavals, des maillots de bain que je planifie commencer à acheter tout de suite, et des filles que lui et Mark se sont tapées toute la semaine, lors de notre dernier voyage familial, il y a déjà au moins six-sept ans, en République Dominicaine, pendant que moi, je lisais des romans d’Alexandre Jardin en mouillant devant des mecs qui jouaient au water polo avec des casques de baignade ridicules.

Je m’appuie contre mon frère pour sortir du restaurant, nous entendons un serveur encourager un client européen à donner un plus gros pourboire, et nous sortons en rigolant, encore gelés par le froid, je prends son bras, très fort, et je lui promets que s’il accepte de boire une autre bière avec moi, je ne sucerai pas de queue de billard au St-Laurent Frappe.

De la vodka dans mon jus d’orange, et mon nez dans Urbania

janvier 22, 2010

Est-ce que je vous manque? Moi je m’ennuie de vous faire bander et mouiller, je vous jure.

En attendant que je termine mon super manuscrit avec les mots chatte, jouir et dollars qui reviennent à toutes les phrases, vous pouvez lire mes réponses à un questionnaire style proustien et regarder mon nez en forme de pénis sur le site web d’Urbania, une revue plus-cool-que-moi-et-que-les-pitbulls : http://urbania.ca/canaux/conversations/1019/quand-jenna-jameson-rencontre-rafaelle-germain

Une question qui ne s’est pas retrouvée sur leur site : Comment aimerais-tu mourir?

Ma réponse brillante : Saoulée aux martinis poire-citron de chez Vallier, avec un dildo dans le cul, et les ongles bien manucurés.

Blanches et pures comme de la coke

janvier 4, 2010

Kir royal et bientôt que de la vodka cachée dans un flacon d’alcool de pétasse

Marissa m’oblige à mettre une de ses robes extra courte jaune serin. Elle couvre mon cou et mon dos, mais elle dévoile trois centimètres de mon cul. Marissa dit qu’il faut profiter de l’absence d’Alexandre Le Grand et de Belle-Fille Première, partis au cinoche, pour se la jouer pétasses de luxe et se faire payer des drinks dans le bar de son hôtel montréalais favori.

Nous nous racontons nos réveillons, je lui confie que j’ai pleuré sur les genoux de Betty, le premier de l’An, à une heure du matin, j’avais juste l’impression que tout se passait trop vite, et que je détestais déjà janvier parce qu’Alexandre Le Grand souhaitait que nous cessions de boire pendant genre deux semaines, dès que sa fille retournerait chez sa maman. Marissa dit what the fuck, nous boirons de la vodka, ça sent pas, il devinera pas que tu te saoules encore et je t’apprendrai à cesser de faire des petits yeux de cochonne quand tu as trop bu, et à garder le dos droit et les jambes croisées comme une dame, dès que tu commences à être saoule, tu es style poupée de chiffon, les seins trop par en-avant, et les petites culottes super visibles. Je l’embrasse, et je trempe mes lèvres dans mon kir royal, contente de retrouver ma copine extra, après une semaine sans nous savonner sous la douche le matin.

Elle me raconte qu’elle n’a pas offerte d’escorte à son mec, finalement, elle n’a pas osé, bientôt, bientôt, dans une semaine, ou deux, ou pour son anniversaire, dans un mois. Elle dit mais nous avons baisé toute une journée, devant une caméra installée sur une pile de cinquante National Geographic genre. Elle dit je recommence à travailler juste dans une semaine, alors c’est pas grave que ma chatte soit trop défoncée, j’aime pas les histoires de famille de mes clients, pendant le temps des Fêtes, j’aime pas qu’ils me demandent ce que mes parents m’ont donné comme cadeaux et si mes cuisses sont pas un peu plus grosses qu’avant à cause de la tourtière au chevreuil de ma grand-mère.

Le sosie de Hugh Dancy est super sympa

Nous buvons un autre kir royal, avec le barman, un copain de Marissa, je lui dis à trente reprises qu’il ressemble à Hugh Dancy, et il me fait un clin d’œil craquant à chaque fois. À dix heures, Marissa trouve que le bar est ennuyant, et trop vide, alors elle téléphone un autre de ses copains et nous nous invitons chez lui. Elle promet au mec que nous sommes les plus belles filles du mois de janvier, le teint blanc comme la coke et les jambes douces sous des bas collants translucides. Je lui mords un bout d’oreille et je lui rappelle que je quitterai tôt, demain je vais à l’aéroport, c’est le départ de Belle-Fille Première, après deux semaines au Québec, elle retourne à Lyon.

Bibliothécaire cochonne et grand-mère sadique

Nous hélons un taxi, le chauffeur dit qu’il dormait presque avant de nous sentir, à dix mètres de lui, il a le nez pour les femmes. Marissa soupire, et écoute ses messages sur son cellulaire. Le chauffeur me regarde et il me raconte le dernier film qu’il a visionné, il y avait une fille habillée comme une bibliothécaire, avec des lunettes, une jupe droite et une blouse attachée jusqu’au dernier bouton, et un mec était avec elle, et la fille a retiré son habit de bibliothécaire et elle était toute en latex, une vraie sadique, en latex noir, et elle a obligé le mec à se coucher sur son lit, et elle l’a frappée, et après elle a appelé sa grand-mère et sa grand-mère a monté sur le mec et elle l’a violé.

Faut vérifier la définition d’une orgie dans le dictionnaire

Je demande c’est quoi le nom de ce film-là. Le chauffeur continue en me disant aie et j’ai déjà vécu une orgie, excuse-moi si le terme est trop cochon, je veux offenser personne, j’ai vécu une orgie à trois genre, j’étais avec une fille et une Russe que je connaissais depuis deux semaines, je la ramène chez moi ok, je pensais avoir à la travailler un peu, j’avais rien à lui faire boire mais je voulais la baiser.

Marissa me donne un coup sur la cuisse, en roulant des yeux. Le chauffeur dit mais la fille, je te jure, elle est arrivée chez moi et elle s’est déshabillée, sans que je lui dise de faire ça, je te jure, et là elle était sur moi, mais j’y arrivais pas, j’étais fatigué, je débandais, alors la fille elle s’est levée et elle est sortie de ma chambre et elle est allée au salon, mon frère écoutait la télé, elle a rentré sa main dans sa culotte, comme ça, man, comme ça, mon frère était trop surpris, et elle a dit oh my God that’s what I wanted, elle voulait la grosse queue de mon frère, elle s’est mise à me pomper et à pomper mon frère aussi, et la queue de mon frère est devenu super grosse et super dur, elle m’a repoussée et elle a sauté sur mon frère, elle l’a baisé devant moi, man, mon frère, une vraie nympho, elle avait vraiment besoin d’une queue, et après elle est partie.

Marissa lui dit que nous sommes arrivés à l’adresse désirée, le chauffeur de taxi s’arrête, mais il continue à parler, en nous regardant dans le rétroviseur, et il dit deux jours après, elle m’appelle, la Russe, et elle me dit qu’elle est pas capable de marcher tellement mon frère l’a déchirée, man, je l’ai plus revue après, une vraie orgie, man, j’y avais jamais pensé, de vivre une orgie, je suis pas un pervers, je me promène pas dans la rue en pensant à baiser toutes les filles que je croise. Marissa le paie, ouvre la portière et affirme d’une voix de pétasse en total contrôle, connard tu es peut-être cute, mais une orgie c’est pas un mec qui regarde son frère se faire branler, tu m’en reparleras quand tu te feras ouvrir le cul pour que le caissier du dépanneur proche de chez toi se décapsule une bière.

Et perfectionner l’art de la pipe, toujours

décembre 31, 2009

Je me souviens plus de mes résolutions de l’an dernier. Je sais juste que j’ai appris à me démaquiller tous les soirs, même quand j’avais bu jusqu’à trois heures du matin, et j’en suis très fière. Pour 2010, je me donne cinq défis :

1. Arrêtez de finir les drinks des autres et de me vanter ensuite que j’ai juste bu deux gin tonic (quand en fait le total est deux gin tonic, plus la moitié d’une bouteille de vin rouge, plus le tiers de cinq Cosmo, plus quelques gorgées de bière blonde).

2. Ne plus jamais conseiller mes copines en amour (j’étais la seule pétasse à encourager une copine à donner dix mille chances à un mec qui s’est finalement révélé un putain de narcissique qui disait je t’aime à dix femmes différentes en dix minutes).

3. Me lever plus tôt tous les matins et faire de l’aérobie devant The Maury Show.

4. Recommencer à boire deux litres de thé aux perles de jasmin et aux roses, pour avoir un plus joli teint.

5. Prendre rendez-vous chez le dentiste.

Que vous buviez du Perrier avec une paille en forme de pénis ou du champagne, je vous adore et je vous souhaite une superbe année 2010.

Bisous! Bisous!

Mélodie Nelson

Martini time

décembre 20, 2009

Après avoir acheté un foulard avec le sigle des Canadiens de Montréal pour mon futur pitbull, je craque devant les pâtisseries de Bark&Fitz, et je choisis un biscuit pour chien en forme de verre de martini. Tel chien, telle maîtresse, et comme je ne tiens pas à ce que ma face ressemble à celle d’un pitbull, je préfère me dire que je ressemble à mon chien uniquement grâce à notre futur amour commun des martinis, avec ou sans olives.

Boutique canine la plus merveilleuse et santé au monde : http://www.barkandfitz.com/home.htm

Les ailes de raies frites me rendent total spirituelle

décembre 15, 2009

Je retire mon manteau, je le donne à Alexandre Le Grand, il l’accroche sur un cintre. Je saute dans les bras de Misha, elle me dit de faire attention, ma robe bleu royal dévoile presque mes tétons, et j’embrasse Travis, je leur demande s’ils nous ont attendu longtemps. Misha me précise que ça fait seulement dix minutes qu’ils sont au Bistro Isakaya, et qu’elle trouve jolis mes cheveux, je gémis mais je voulais être comme Ashley Simpson bouhouhou.

Nous sommes assis à côté d’une plante enterrée dans un gros pot rouge qui porte l’inscription salade de fruits en lettres blanches et d’un Super Lucky Cat qui tient une bouteille de bière. Alexandre Le Grand dit je croyais que c’était coréen, comme tradition. Je dis moi il me fait crissement peur le chat, je vais lui donner toute ma monnaie pour être sûre qu’il ne me lance pas de mauvais sorts. Je commande une entrée d’ailes de raies frites parce que je suis assez fatiguée pour dire ouais je vais manger de la raie, en me trouvant super drôle et spirituelle.

J’annonce que j’ai mal au cul parce que je me suis crossée trois fois de suite cet après-midi et quand je jouis, je crois que je sers trop les fesses. Travis dit qu’un des candidats à la présidence du Chili s’est fait enlever les poches sous les yeux et qu’il en a profité pour en parler dans un talk show. Misha laisse Travis prendre sa soupe miso, elle dit qu’elle s’est déjà empoisonnée à la soupe miso, et un serveur nous verse du saké dans des petits verres. Je lui demande des nouvelles de sa collègue qui s’enfile des boules chinoises, et elle m’apprend que la fille de sa collègue obsédée sexelle est enceinte après avoir participé à un gang bang, elle ne sait pas qui est le père et elle ne désirait pas garder l’enfant, mais elle était trop paresseuse pour appeler une clinique d’avortement et maintenant, c’est trop tard, elle aura une petite fille qu’elle va sans doute appeler Eden Soleil Crystal. Travis dit il faut que tu l’enregistres, quand elle te parle, c’est incroyable, c’est quoi l’autre jour elle t’a raconté qu’elle avait mal au dos, elle a passé la journée au lit, sur le dos, à appeler son mec toutes les heures, aie viens que je te suce mon gros.

Nous rigolons, je montre mon vernis gris perle à Misha, je lui dis Megan Fox avait la même nuance sur ses ongles, dans un Glamour. Alexandre Le Grand plaque sa main entre mes jambes, pendant que je parle, il me dit de manger un morceau de thon rouge, il pousse son poing contre ma chatte. Il baisse le haut de ma robe, il dit tes seins sont aussi beaux que ceux de Megan Fox, j’ai hâte que tu me donnes du lait. Travis dit il y a des pompes pour ça, même quand tu n’es pas enceinte, tu te pompes les seins, et ça produit du lait. Alexandre Le Grand a l’air super emballé. Misha dit que sa maman a un biberon de lait qui date de dix ans dans son congélateur.

Nous sommes tous traumatisés et Alexandre Le Grand dit qu’il faut absolument qu’il rencontre la maman de Misha bientôt. Je demande à Misha comment vont ses dix autres frères et sœurs, et elle dit qu’ils vont tous bien, mais que Marilyne l’appelle parfois, pour lui dire qu’elle s’ennuie, à sept ans, elle s’ennuie et elle veut que Misha lui propose des jeux, au téléphone. Nous mangeons de la crème glacée au gingembre et au thé vert, je tente de pas regarder le Super Lucky Cat qui me fait crissement peur, et je dis, parfois je voudrais manger des sushis à tous les jours, et croire qu’il ne suffit que ça, pour que je sois heureuse, et me vernir les ongles, à tous les jours, d’une couleur différente, rouge ou gris perle ou crème brûlée, et je n’aurais besoin de rien d’autre, sauf d’une bouteille de vodka, et d’une revue à potins, mais ça ne fonctionne pas, j’ai déjà tenté, j’ai déjà juste bouffé des sushis, à tous les jours, et il manque toujours quelque chose, et j’ai peur de leurs putains de bibelots, Misha, arrête de sourire et de plisser les yeux comme les Super Lucky Cat, s’il te plaît.

Le restaurant ferme, je me lève, je lisse ma robe, je souhaite bonne fête d’avance à Misha, et je promets de faire attention, quand je marcherai dehors, légèrement saoule, dans mes souliers vernis, à talons trop hauts pour les trottoirs enneigés, j’ai envie de boire encore du saké, et que Misha caresse encore mes cheveux trop courts.

Vin rouge, food fight et clitoris

décembre 14, 2009

         

J’adore collaborer à 33mag, tout le monde est super cool. À leur party de Noël, lundi dernier, un mec gentil a piqué des bouteilles de vin rouge à moitié entamées pour moi et des nouvelles copines, nous avons fait une food fight (je suis meilleure pour parler cul et billets de cent dollars cachés dans des bottins téléphoniques que pour viser un mec avec un morceau de pain), mes sandales rouges ont été acceptées parce que j’ai rappelé que le Elle Québec d’il y a quelques mois indiquait que c’était in de porter des sandales avec des bas collants opaques l’hiver, j’ai bu assez de vin rouge, de gin tonic et de rhum et coca au Salon Officiel pour dire que je tripais piercing sur les lèvres et pour oublier que j’avais sauté sur mon mec dès que j’étais arrivée à l’appartement, je l’avais baisé on top avec une haleine de merde, en répétant trois fois ce que j’avais bouffé.

Tcheckez ma dernière chronique sur 33mag : http://www.33mag.com/en/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-une-copine-qui-oublie-que-son-clitoris-ex

Je suce avec un diadème sur la tête et je bois mon café avec du Baileys

décembre 10, 2009

Je magasine chez Sephora, au centre Rockland, pour des petits cadeaux de Noël de pétasse coquette. J’essaie un baume Philosophy à la rootbeer, et je sens mon cellulaire vibrer dans la poche de mon manteau Miss Sixty. Je réponds, je raccroche accidentellement, le téléphone vibre encore, je tends l’oreille et j’entends Marissa me traiter de conne en rigolant. Elle me dit qu’elle vient de terminer de travailler, elle a eu une journée à chier, elle voudrait bien qu’on se rejoigne dans un café pour placoter et verser du Baileys dans des grosses tasses en porcelaine blanche. J’approuve son idée, et je la rejoins une trentaine de minutes plus tard, dans un Java U downtown.

Elle m’attend à une table, camouflée dans un gros chandail de laine et des leggings imitation denim, un sac en tissu de la SAQ à ses pieds. Elle me dit j’avais besoin de rien foutre, de parler, juste à toi, pas devant Alexandre Le Grand, j’ai eu que des clients de merde aujourd’hui, à part un super sweet qui m’a donné des fleurs, je les ai oubliées. Je dis pauvre chouette et je vais rapidement me chercher un café. Elle sacre et elle m’explique que tous les mecs se rhabillaient super lentement après l’avoir tellement baisée qu’elle en a la chatte qui brûle, et sa patronne l’a engueulée parce qu’elle trouvait que Marissa restait trop longtemps avec les clients. Elle dit fuck c’est pas ma faute, ils se plaindraient si je leur disais de décrisser après avoir jeté leur condom tout plein de foutre dans la poubelle, il faudrait que je me repose un peu, que je recommence l’école, mais j’ai raté la date d’inscription pour faire une nouvelle maîtrise, et il faisait crissement froid dans l’appartement, un problème de chauffage, je sais pas, mais je me suis gelée toute la journée, câlisse c’est pas parce que je frenche les clients que je vais m’enrhumer, mais parce qu’il fait moins dix degrés dans l’appartement.

Je lui montre une photo de moi en train de sucer Alexandre Le Grand avec un diadème sur la tête, pour la divertir, et une photo du pitbull que je veux adopter. Elle m’arrache la photo du pitbull, elle dit je meurs, je meurs, elle est trop mignonne, une vraie princesse à la mâchoire trop grosse. Elle dépose la photo et me regarde, plus sérieuse. Elle m’annonce qu’elle cherche un autre appartement, elle va déménager bientôt, elle sait que ce sera difficile, les vacances, avec les filles d’Alexandre Le Grand avec nous. Elle dit je veux pas dormir sur le fauteuil du salon. Je dis tu es conne, tu vas dormir dans notre lit, il est assez grand, et de toute façon, tu es jamais là, toujours chez ton Arnaud. Elle me prend la main, elle dit je t’adore, mais tu pensais pas que j’allais vous demander de m’adopter comme une gentille chienne de la SPCA? Je fais semblant de bouder, je répète whatever deux fois, et elle dit je donne une pute en cadeau à Arnaud pour Noël, comme tu m’avais suggéré, et après je lui dis que je me fais payer encore plus que la pute, d’habitude, je vais commencer 2010 en fille super honnête, larguée par mon mec ou non.

Je prends une mini bouteille de Baileys et je dis cheers, bella, moi je promets que d’ici 2010, je te lèche pendant une heure.

Concombres au gin et threesome à planifier

décembre 9, 2009

 

                 

Lecture: James Frey, Bright Shiny Morning

Groupe Facebook préféré: I say “Fuck” all the time, and I’m STILL CLASSY

Isadora s’excuse, elle dit je voulais être super jolie pour toi, mais quand je me suis levée, à six heures du matin, j’avais pas envie de mettre mes bottes à talons hauts pour aller travailler. Je la regarde, je lui dis que sa robe noire, avec ses bottes de combat, c’est classe, et je l’embrasse sur les joues, mes lèvres sont froides et laissent un peu de rose Lancôme sur sa peau pâle.

Elle me laisse m’asseoir sur la banquette, aux Folies, et nous regardons la sélection de drinks Absolutely Fabulous. Je choisis un martini aux concombres, et Isadora, un martini aux framboises. Nous trinquons à son nouveau travail, dans une maison d’édition montréalaise, et à ma démission, je dis wouah, je vais m’ennuyer des enfants, et de Lola, et de Pamela, et de Britanny, mais my God que je suis contente de pouvoir me coucher à deux heures du matin, tous les soirs, sans angoisser parce que je n’ai pas assez d’illuminateur de teint pour ne pas avoir l’air malade à la librairie le lendemain. Nous potinons sur ses nouveaux patrons, des mecs super gentils, et elle me raconte son entrevue d’embauche. Alors qu’elle remplissait un questionnaire, le chien d’un de ses futurs collègues la rejointe à la cuisine et a vomit juste à côté d’elle.

Je demande à Isadora de décider pour moi mon repas, parce que je ne sais pas si je veux des pâtes, un burger à l’agneau ou un croque-monsieur. Isadora me dit de prendre le burger, et je dis oh non j’ai trop envie d’un croque-monsieur classique avec plein de frites et de mayonnaise. J’ai envie de trop manger, pour que mes seins débordent total de ma robe style Prom Queen. Je prends les morceaux de concombre au fond de mon verre de martini avec mes doigts et je les croque, juteux, ils goûtent le gin Bombay Sapphire.

Nous parlons de ses cours de baladi, d’Alexandre Le Grand qui me doigte total plus souvent depuis que nous écoutons Cathouse, une téléréalité qui se passe dans un bordel au Nevada, et de son mec qui fantasme sur un trip à trois, avec une fille ronde. Elle dit mais je ne sais pas, je trouve belle Angelina Jolie, mais je n’ai jamais mouillé pour une fille. Je lui dis que si elle prend une escorte, la fille va peut-être beaucoup plus s’occuper d’elle que de son mec, et que ça peut-être trop cool, se louer une chambre d’hôtel, au centre-ville, et se commander une pute qui livrerait champagne et pizza. Elle dit mon mec ne veut pas aller à l’hôtel, il veut le faire à l’appartement. Je dis ewww, de quoi penser à la face de ton mec qui jouit dans la chatte d’une autre fille à chaque fois que tu baises dans ton lit, après.

Je me commande un premier gin tonic, un deuxième gin tonic, je pisse à toutes les deux minutes, en maudissant le putain de client qui est allé aux chiottes trente secondes avant moi et qui a laissé plein de pisse sur le bol. Isadora sirote un verre d’eau, elle dit demain je dois me motiver à faire du jogging dehors, avant d’aller travailler, nous payons, et je dis Gorgeous je prends pas le métro ni l’autobus pour rentrer chez moi ce soir, j’ai trop envie de baiser, Alexandre vient de me texter, il a écrit qu’il m’attendait avec une palette en cuir de vache, je prends un taxi, tu m’accompagnes?